INVITATION
LES RENDEZ-VOUS D'OPTICSVALLEY
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Opticsvalley
et l'Université de Versailles
Saint-Quentin-en-Yvelines
sont heureux de vous convier au
Rendez-vous d'Opticsvalley
Laser,
radar et environnement
Présentation
des travaux de recherche et du potentiel
de valorisation
de l'Université de Versailles
Saint-Quentin-en-Yvelines
Vendredi
22 avril 2005, de 11H à 12H30
UVSQ
- 45 avenue des Etats-Unis - 78
000 Versailles
Amphithéâtre
Daniel Bertin - Bâtiment Buffon
Avec
la participation de Sylvie Faucheux
(Présidente de l'UVSQ), Yasser
Alayli (Laboratoire d'Instrumentation
et de Relations Individus - Systèmes),
Hervé de Feraudy
(Centre d'Etudes des Environnements
Terrestre et Planétaires),
Alain Hauchecorne (Service
d'Aéronomie), Samir Tohmé
(Laboratoire Parallélisme,
Réseaux, Systèmes
d'Information et Modélisation),
François Varret (Laboratoire
de Magnétisme et d'Optique
de Versailles), Dominique Chiaroni
(Alcatel R&I), Jacques Testud
(Novimet), Sylvain Dorschner
(Opticsvalley).
Trois
raisons de venir :
1. S'informer, au travers
de courts exposés, des derniers
travaux de recherche des laboratoires
de l'UVSQ
2. Découvrir le potentiel
de valorisation et les opportunités
de coopération public-privé
3. Rencontrer les chercheurs du
site
Un
rendez-vous 100% pratique !
Inscrivez-vous
auprès d'Opticsvalley
avant le 19
avril : 35, boulevard Nicolas
Samson 91120 Palaiseau
Tél. : 01 69 31 75 15 / Fax
: 01 69 31 75 10 - Contact : j.amouroux@opticsvalley.org
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À la Une |
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Spécial
TPE : Adveotec,
Alfaphotonics, Apex Technologies, D-Lightsys
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| Mesures
spéciales en optique et hautes fréquences
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Adveotec
fait de la mesure... sur mesure
Adveotec,
société indépendante, a été
créée en juillet 2003 par des ingénieurs
et chercheurs de la société nord-américaine
Corning, qui s'était séparée
de sa branche recherche photonique en France. Adveotec
est une société d'ingéniérie
de quatre personnes, dont trois fondateurs, qui
possèdent une forte compétence en
électronique, en optique et en conversion
électrique/optique. Ils conçoivent
et réalisent des solutions de mesures spéciales
en optique et en HF (Haute Fréquence). "Nous
offrons trois services principaux à nos clients,
précise François Rosala,
directeur technique : la prise en charge de
campagnes de mesures, la conception et la réalisation
de bancs de mesures ainsi que l'expertise nécessitant
des mesures spéciales. Nous nous appuyons
sur un parc très cohérent d'équipements
récents, avec du matériel spécifique
électro-optique jusqu'à 50 GHz et
même des outils de tests environnementaux,
comme des enceintes climatiques. Nous ne faisons
pas de distribution mais nous pouvons prendre en
charge la fabrication, ce que nous avons déjà
fait pour des demandes spécifiques. Nous
avons une double compétence que nous savons
conjuguer, l'optique guidée et l'électronique
rapide."
Leur
clientèle est assez large, allant des grands
groupes aux start-ups et centres de recherche. Un
autre atout de l'équipe d'Adveotec est de
savoir traiter des projets internationaux, avec
livraison de rapports confidentiels en anglais,
ce qui est appréciable pour les groupes internationaux.
Leur marché principal réside dans
les télécoms, un domaine où
par exemple ils qualifient des composants aux normes
Telcordia, et ils caractérisent
l'aspect HF de sous-systèmes de transmission
optique. "Mais le marché des télécoms
peine à se relever, ajoute François
Rosala, et nous souhaitons
favoriser la dissémination des technologies
mixtes optique/électronique (E/O) dans de
nombreux secteurs. Nos axes de développement
hors télécoms sont l'aéronautique,
le spatial, l'automobile, le biomédical ou
le militaire. Par exemple, la fibre optique dans
l'automobile, ou la combinaison fibre optique et
HF pour l'aéronautique et le militaire, sont
des créneaux actuellement porteurs. Nous
apportons ainsi du savoir-faire à des équipes
qui souhaitent ajouter les compétences en
mesure spéciale E/O, la qualification de
produits et la caractérisation à très
haute fréquence. Souvent les entreprises
sont ralenties car l'accès à ces techniques
est onéreux, et la phase d’apprentissage
peut s’avérer longue. Nous pouvons
leur faire gagner à la fois des ressources,
du temps et de la qualité." Une
diversification qui nécessite un important
effort commercial de la part de l'équipe
d'Adveotec.
Pour
en savoir plus :
contacter François Rosala
Tél : 01 60 86 43 61 - francoisrosala@adveotec.com
Adveotec : www.adveotec.com
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mars / avril 2005
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| Analyseur
optique vectoriel Luna Technologies
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Diversification
chez Alfaphotonics
Créée
en décembre 2003, Alfaphotonics est spécialisée
dans la représentation de lignes de produits
dans le secteur des hautes technologies et adresse
en premier lieu le marché des télécoms
à fibres optiques. L'équipe est actuellement
composée de six personnes, dont les deux
cofondateurs qui bénéficient d'une
expertise de quinze ans dans l’ingénierie
et la distribution de composants et sous systèmes
optoélectroniques. Philippe Vissac
est responsable du marché français
ainsi que des territoires francophones incluant
la Belgique et la Suisse, et Maurizio Chiani
est quant à lui responsable du marché
italien. Parmi la clientèle d’Alfaphotonics,
on trouve principalement des équipementiers
comme Alcatel, Marconi, Cisco et Pirelli, mais aussi
des fabricants de composants et sous-systèmes
optiques. "Nous offrons à nos clients
des prix compétitifs, précise
Philippe Vissac. Dans un métier
en pleine mutation, nous estimons que ce n’est
plus au client de payer une marge surajoutée
lors de l’achat de produits mais bien aux
fabricants de rémunérer leur représentant
local sous la forme d’un commissionnement
prélevé directement sur leur marge
manufacturière. Nous sommes actuellement
présents sur deux territoires, la France
et l'Italie et espérons être en mesure
d’ouvrir prochainement un bureau en Allemagne."
Alfaphotonics
s'est développée sur trois axes principaux.
Sur le marché de l'instrumentation, des tests
et des mesures, avec une offre complète d’outils
permettant le pilotage et la caractérisation
de sources laser, notons un partenariat avec ILX
Lightwave pour des contrôleurs de diodes
lasers, Laselec pour des drivers de plus forte puissance,
EXFO
pour la caractérisation spectrale de sources
de type lasers et Luna
Technologies pour la caractérisation
de composants et de sous-systèmes DWDM. Parmi
les autres principaux partenaires, sur le marché
des sources lasers mono-modes, Alfaphotonics représente
le japonais Fitel
Furukawa, leader du marché des lasers
DFB de transmission et diodes laser de pompe, mais
aussi des diodes de pompe de très forte puissance
pour les amplificateurs optiques. Enfin sur le marché
des composants optiques, pour les réseaux
tout optiques, ils représentent Kylia,
une société française qui a
repris l’acivité composants passifs
de Nettest-Photonétics,
et qui développe et fabrique en France des
multiplexeurs haute densité. "Sinon,
constate Philippe Vissac,
nous dépendions au départ à
100% du secteur télécoms. Nous avons
eu la volonté de diversifier rapidement nos
activités, où le hors télécoms
représente actuellement 40%, en visant des
marchés comme celui des capteurs à
fibre optique pour les avions, ponts, bâtiments
ou automobiles, ou celui du laser industriel, en
particulier sur l’Italie et l'Allemagne. Notre
ambition est aussi de faire à terme de l'intégration
et de la fabrication. C'est une des raisons pour
laquelle nous nous sommes installés à
Innov’valley sur le site
d'Alcatel à Marcoussis, pour bénéficier
des équipements mutualisés comme les
salles blanches."
Pour
en savoir plus :
contacter Philippe Vissac
Tél : 01 69 00 92 70 - philippe.vissac@alfaphotonics.com
Alfaphotonics : www.alfaphotonics.com
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| Analyseur
de chirp AP2040 |
Analyse
haute résolution chez Apex Technologies
Apex
Technologies a été créée
en mai 2001, à partir du département
technique d'Absys,
une société spécialisée
dans l'importation de matériels et de composants
destinés aux télécommunications
par fibres optiques, numériques et hyperfréquences.
Dix-huit personnes travaillent au total dans les
deux sociétés sœurs, Absys
et Apex,
fondées par leur président Tony Da
Silva. Le développement de l'instrumentation
a démarré il y a plus de six ans au
sein d'Absys, par la conception d'un analyseur de
chirp, de phase et de profil impulsionnel, dit analyseur
de spectre complexe optique. Ses performances le
destinent à la mesure fréquentielle
"spectrale" et temporelle pour les transmission
haut débit, de 10 Gbits/sec à 640
Gbits/sec. Puis le développement s'est poursuivi
il y a quatre ans, avec un analyseur de spectre
optique basé sur une méthode interférométrique,
alliant haute résolution, grande dynamique
et haute précision en longueur d'onde. "Pour
obtenir un analyseur de spectre très haute
résolution, nous avons développer
ce nouveau type d'appareil avec une résolution
de 0,16 picomètre soixante fois meilleure
que ce qui existait par ailleurs", précise
Tony Da Silva.
La
nouvelle société, Apex Technologies,
a été créée pour continuer
le développement et industrialiser ces appareils
de mesures de transmission haut débit. "La
deuxième génération d'appareils,
plus design, plus professionnelle est en phase d'industrialisation
avec une production par séries de dix pièces,
explique Tony Da Silva.
Nous avons constaté une demande très
forte de la part des universités et des laboratoires
de recherche des secteurs civils et militaires.
Nous allons d'ailleurs déménager d'ici
la fin de l'année dans de nouveaux locaux
plus spacieux que nous faisons construire à
Marcoussis." Ce succès s'appuie
sur un savoir-faire unique en optique et en hyperfréquences.
L'innovation principale est d'utiliser en optique
les techniques utilisées depuis de nombreuses
années en hyperfréquences, tels que
le fait de remplacer le réseau de diffraction
d'un analyseur de spectre par un mélangeur
optique et un oscillateur local optique avec étalon,
donnant ainsi la possibilité d'obtenir une
très haute résolution, une très
bonne dynamique et une haute précision en
longueur d'onde. La limitation de cette technique
est d'être restreinte aux bandes C et L, autour
de 1550nm, sur une bande de 110 nanomètres.
"Nos analyseurs de spectre optique, qui
sont pratiquement équivalents en coût
aux produits moins performants du marché
sont particulièrement appréciés
des clients, ajoute Tony Da Silva.
Pour industrialiser à moindre coût,
nous assemblons de petites séries en fonction
des commandes, à partir d'un stock de sous
modules. Nous développons et construisons
en interne pratiquement tout, depuis les cartes
d'acquisition jusqu'au boîtier. Seul l'oscillateur
local optique est extérieur." L'innovation
continue. Récemment, Apex Technologies a
annoncé lors de OFC NOFOEC 2005 trois nouveaux
produits, dont deux sont achevés, un analyseur
de spectre multivoies et un analyseur d'amplificateur
optique temps réel. Un troisième produit,
un analyseur de réseau vectoriel optique,
est encore au stade de prototype.
Pour
en savoir plus :
contacter Tony Da Silva
Tél : 04 99 62 26 22 - info@apex-t.com
Apex Technologies : www.apex-t.com
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| Le
SLM-250-IQ-Pxz de la famille S-Light |
D-Lightsys
se positionne sur le très haut débit
Lauréate
du concours création d'entreprises de l'ANVAR
en 2002, la société D-Lightsys, est
issue d'une activité R&D de Thales sur
l'interconnexion optique.
La création de cette société,
faite sur fonds propres, remonte à décembre
2002. L'équipe actuelle est constituée
de cinq ingénieurs, dont quatre travaillaient
chez Thales Research and Technology et parmi lesquels
deux principaux fondateurs. "Il n'y a pas
eu de transfert de technologies proprement dit de
la part de Thales, bien que nous ayons eu des contrats
d'études, nous rachetons les licences de
brevets qui nous sont nécessaires",
précise Mathias Pez, Président-Directeur
Général de D-Lightsys.
L'activité de la jeune société
est de développer des modules d'interconnexions
optiques, sur base silicium, pour de la communication
très haut débit. Les produits se déclinent
en trois familles dont deux sont au stade de production
; le S-Light (pour single channel), transceiver
à 2.5 Gbps et bientôt à 10 Gbps
et puis le D-Light, module optique, acceptant
jusqu'à douze fibres en parallèle
et existant en deux versions : émetteur et
récepteur. La troisième famille, le
F-Light (pour Free Space) est
en cours de développement. Il fonctionnera
aussi à très haut débit (2.5
Gbps) sur de courtes distances (inférieures
à un mètre), à une longueur
d'onde de 850 nm, et sans fibre optique.
Les
principaux marchés de D-Lightsys sont l'aéronautique
avec Airbus en Europe, Boeing aux Etats-Unis, le
spatial et la défense et plus largement les
transports. Les contraintes de fonctionnement des
produits sont donc assez sévères ;
ces derniers doivent ainsi résister à
une gamme de température allant de -40°C
à +85°C, voire 125°C. Plus des deux
tiers du coût de fabrication de tels produits
résident dans l'alignement de la fibre avec
le laser ou avec le détecteur. L'un des points
forts de D-Lightsys est d'avoir su réduire
la part de cet alignement dans le coût total
de fabrication, grâce à une technique
d'assemblage passif. Les performances des modules
sont garanties sur toute la plage de température
et de fonctionnement par un algorithme de contre-réaction
innovant. "Nous fabriquons aussi les plus
petits transceivers optiques du monde. L'innovation
porte à la fois sur la taille, la consommation
et la performance. Peu d'acteurs sont présents
sur ce marché, mais la concurrence à
laquelle nous devons faire face en tant que start
up (notamment aux Etats-Unis), est sévère.
Néanmoins, les produits D-Lightsys, seuls
en Europe, sont favorablement reconnus par nos clients",
ajoute Mathias Pez. "Nous
devons maintenant prouver que nous pouvons accroître
notre capacité de production. Nous allons
aussi renforcer notre crédibilité
financière, via l'entrée dans le capital
d'un partenaire industriel qui développe
des produits complémentaires aux nôtres.
L'objectif de D-Lightsys est d'arriver à
produire d'ici fin 2005, des petites séries
de cent pièces par mois, puis en 2006 de
passer à un millier de pièces par
mois..." Un impératif pour faire
face aux demandes d'un marché quasi inexistant
jusque là, mais désormais en forte
croissance.
Pour
en savoir plus :
contacter Mathias Pez
Tél : 01 69 33 03 93 - mathias.pez@thalesgroup.com
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Le Laboratoire national de métrologie
et d’essais, responsable de la métrologie
nationale
|
Raymond
Husse,
Directeur du Centre Métrologie et
Instrumentation au LNE
|
Quelques
dates clé…
Le
Laboratoire National d’Essais a été
créé par décret de l’état
le 9 juillet 1901, au sein du Conservatoire National
des Arts et Métiers. Il a pour vocation de
répondre aux besoins de mesures et d’essais
de l’industrie, principalement dans les domaines
de l’instrumentation, des matériaux,
notamment l’emballage, de l’énergie,
et de la qualification des produits industriels.
A
partir des années 60, le Laboratoire s’installe
dans un bâtiment sur mesure, rue Gaston Boissier
(Paris 15ème). A cette époque, il
a en charge la réalisation, le maintien et
l’amélioration des étalons nationaux
: missions définies et précisées
par le Bureau National de Métrologie lors
de sa mise en place en 1969.
| Qu’entend-t-on
par "étalon" ? |
|
 |
Tous
les pays utilisent depuis 1960 un
système international fonctionnant
avec sept unités de base
: le mètre, le kilogramme,
la seconde, l’ampère,
le kelvin (température),
la candela (intensité lumineuse)
et la mole (quantité de matière),
et des unités dérivées
qui complètent les unités
de base (hertz, pascal, becquerel…).
Ces unités sont reliées
entre elles pour former un système
cohérent. Enfin, chaque grandeur
peut avoir une vaste étendue
de valeurs.
Les
mesures ne s’effectuant
que par comparaison à quelque
chose, chacune de ces unités
est représentée
par une référence
nationale ou internationale :
l’étalon. Cet étalon
primaire, de très haute
exactitude, est décliné
ensuite en étalons secondaires,
dits de transfert, afin de permettre
aux industriels et aux laboratoires
d’effectuer leurs mesures
sur leurs chaînes de fabrication
en raccordant leurs instruments
de contrôle à ces
étalons primaires. Pour
éviter toute dérive
dans le temps, ces étalons
secondaires sont eux-mêmes
contrôlés périodiquement
par rapport à l’étalon
primaire. Par le biais de cette
chaîne de mesures, on assure
ainsi la traçabilité
des mesures du produit final jusqu’à
l’étalon primaire
et au Système International
d’Unités.
Au
niveau international les instituts
nationaux de métrologie
font régulièrement
des comparaisons entre leurs étalons
primaires pour vérifier
qu’ils obtiennent des résultats
équivalents.
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En
1978, le LNE est rattaché au Ministère
de l’Industrie et change de statut en devenant
Établissement Public à Caractère
Industriel et Commercial (EPIC).
La Loi Scrivener, adoptée cette même
année, lance une politique de contrôle
qualité des biens de consommation. Le LNE
prend alors en charge la certification de produits
de consommation.
En 1985, le développement des activités
conduit à créer une nouvelle implantation
sur la zone d’activités de Trappes-Élancourt,
où le LNE occupe aujourd’hui 36 000
m² de laboratoires sur un terrain de 8,5 ha.
En
parallèle, le LNE s’installe en région,
avec la création successive de délégations
à Douai, Nîmes et Poitiers et d’une
antenne médicale LNE/G-MED à Saint
Etienne, puis à Toulouse en 2003.
En
1999, Marc Mortureux prend la Direction
générale du LNE [NDLR : à
compter de mars 2005, il prend également
la casquette de Président d’Eurolab,
fédération européenne des laboratoires
d’essais, d’analyse et d’étalonnage,
qui rassemble 4 000 laboratoires. Il était
déjà administrateur d’Eurolab
et président de la section française
de cette organisation].
En
2001, le LNE se développe à l'international
avec la création de LNE-Asia. Implantée
à Hong-Kong, LNE-Asia, est une joint-venture
entre le LNE et le CMA-Testing, dont le capital
est détenu à 51% par le LNE. En 2003,
le LNE consolide deux de ses principales activités
en acquérant, dans le domaine de la certification,
les activités de G-MED/LCIE relatives aux
dispostifs électromédicaux, et dans
le domaine de la métrologie, le centre d'étalonnage
du LCIE en métrologie électrique (ceci
après avoir repris la métrologie électrique
fondamentale à la demande des pouvoirs publics
en 2001).
En
novembre 2004, un nouveau bâtiment de 3400
m², dédié aux activités
de R&D en métrologie électrique
et nanotechnologie a été inauguré
sur le site de Trappes. Sur ce même site,
un
banc de mesure nanométrologique sera effectif
fin 2005.
Domaines d’activité
Le
LNE couvre essentiellement deux domaines d’activités
: d’une part les essais (R&D, certification,
contrôle qualité) et l’assistance
technique, et d’autre part, les étalonnages
avec la métrologie dont l’effectif
global est de 240 personnes : environ 40 en chimie,
40 en optique-thermique, 40 pour les masses et grandeurs
apparentées, 25 à 30 pour la métrologie
dimensionnelle, et quelques 65 pour l’ensemble
de la métrologie électrique.
Son statut d’EPIC confère au LNE une
double responsabilité pour ce qui concerne
la métrologie :
- d’une part, il développe, sur financement
en partie des pouvoirs publics et en partie sur
fonds propres, des nouvelles méthodes et
de nouveaux moyens de mesure en tant que Laboratoire
national de métrologie,
- et d’autre part il offre des prestations
de raccordement, ou d’étalonnage avec
différents niveaux d’incertitudes à
destination des industriels (ces prestations sont
équilibrées financièrement).
Pour certains domaines de mesure, le LNE s’appuie
sur d’autres organismes scientifiques de renom
qui, dans leur domaine d’excellence, sont
les mieux placés pour assurer la R&D
de nouveaux étalons. Le LNE fédère
ainsi trois autres laboratoires nationaux de métrologie
:
•
L’Observatoire de Paris, au travers de son
laboratoire SYRTE, établit et diffuse les
références nationales de temps et
de fréquences
•
Le Laboratoire National Henri Becquerel (LNHB),
dépendant du Commissariat à l’Énergie
Atomique, est chargé de la réalisation
des références dans le domaine des
rayonnement ionisants
•
Le Conservatoire National des Arts et Métiers
via l’Institut National de métrologie,
intervient comme organisme de recherche et d’enseignement
supérieur en métrologie dans les
principaux domaines de la physique
Par
ailleurs, le LNE s’appuie sur six laboratoires
associés intervenant sur des domaines très
ciblés :
•
L’Observatoire de Besançon assure
le transfert vers les utilisateurs dans le domaine
du temps (réalisation des comparaisons
de temps par satellites, de mesures de fréquences,
de stabilité et de dérive de fréquence)
•
Le Laboratoire de Physique et Métrologie
des Oscillateurs (LPMO) assure le transfert de
densité spectrale des fluctuations de phase
et également des mesures de fréquences
•
Le Laboratoire Associé de Débitmétrie
Gazeuse (LADG)
•
L’Institut de Radioprotection et de Sûreté
Nucléaire (IRSN) en dosimétrie des
neutrons
•
Le Centre Technique des Industries Aérauliques
et Thermiques (CETIAT) agit dans les domaines
de l’hygrométrie, de la débitmétrie
liquide et de l’anémométrie
•
L’Ecole Nationale Supérieure des
Arts et Métiers (ENSAM) en pression dynamique
Enfin, le LNE développe de nombreux partenariats
avec des laboratoires universitaires ou d’autres
du CNRS, pour tirer parti des meilleures équipes
scientifiques à même d’aider
à la réalisation des projets de métrologie.
| La
métrologie, un marché
mondial considérable |
|
 |
La
métrologie représente
un marché de 4 à
6 % du produit intérieur
brut des pays industrialisés.
En
effet, les instituts nationaux
de métrologie et leurs
laboratoires associés constituent
l’infrastructure indispensable
à la maîtrise de
la mesure par les acteurs économiques.
Il y en a, en général,
un par pays. Leur fonctionnement
relève de la responsabilité
des états. Ils sont fédérés
au plan international par le Bureau
International des Poids et Mesures
(BIPM), institution internationale
basée en France, à
Sèvres. Les instituts nationaux
représentent plus de 5
000 scientifiques dans le monde
et près de 1 milliard d’euros.
Sur
le plan mondial, on compte plus
de 5 000 laboratoires d’étalonnage,
qui travaillent eux-mêmes
pour près de 500 000 entreprises
industrielles, en particulier
celles qui sont certifiées
selon la norme ISO 9001 et qui
ont, dans ce cadre, l’obligation
de désigner un responsable
métrologie pour le raccordement
de leurs instruments de mesure.
Afin
de répondre aux besoins
de la métrologie nationale,
le LNE, en date du 27 janvier
2005, a été désigné
par les pouvoirs publics comme
"organisme national de référence
en métrologie". A
cet effet, il a été
rebaptisé Laboratoire national
de métrologie et d’essais.
Ce
changement officialise par voie
de conséquence la dissolution
du Bureau National de Métrologie.
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 |
Fédérateur
de la métrologie nationale
"Grande
nouveauté, depuis janvier 2005, la métrologie
est pilotée par un établissement :
le LNE qui, dans le paysage européen et international,
apparaît beaucoup plus lisiblement et peut
être un interlocuteur plus présent
stratégiquement. C’est une nouveauté
qui facilitera la prise de décision et rendra
les actions nationales plus efficaces",
indique Raymond Husse,
Directeur du Centre Métrologie et
Instrumentation.
Nouvelles missions
Le
LNE fédère les travaux d’un
réseau de plus de 250 chercheurs et un budget
de l’ordre de 35 millions d'euros par an.
Son objectif est de fédérer les travaux
en métrologie effectués par les quatre
laboratoires nationaux (CEA/LNHB, CNAM/INM, Observatoire
de Paris/SYRTE et LNE) et les six laboratoires associés.
Pour
représenter au mieux la métrologie
au niveau européen, le LNE s’appuiera
sur un Comité de la Métrologie, composé
de personnalités scientifiques, de représentants
des laboratoires nationaux de métrologie,
de représentants des ministères de
l'Industrie et de la Recherche et dirigé
par un président désigné par
les Ministres de l’Industrie et de la Recherche.
Ce comité de pilotage mettra au point des
groupes de travail sur des thèmes particuliers.
Il prendra l’avis des industriels et se placera
dans le cadre de la politique européenne
des pôles de compétence en métrologie
aux côtés de l’Allemagne (leader
européen du domaine avec 830 chercheurs et
130 millions d'euros) et du Royaume-Uni (qui arrive
en second avec 300 chercheurs et 70 millions d'euros).
Le
LNE, acteur de PRISME
|
Banc
de mesure nanométrologique
|
C’est
tout naturellement que le LNE fait partie de PRISME
: le réseau de partenaires impliqués
dans PRISME (aux côtés de Supélec,
l'Institut
d'optique, le
Lycée Fresnel, l'Université
Paris-Sud 11 et Thales)
apporte une complémentarité dans les
services de métrologie du LNE. Ce dernier
pourra, par exemple mettre à la disposition
de PRISME le banc de mesure en nanométrologie
qui sera disponible sur le site de Trappes fin 2005.
Par
extension, les nouvelles fonctions du LNE en métrologie
devraient également lui permettre de mieux
représenter les laboratoires français
au niveau européen.
Perspectives
Dans
un tout autre registre, l'optique-thermique, le
LNE souhaite développer des références
dans le domaine de l’UV qui répondraient
aux besoins de la santé publique. En effet,
le Ministère de la Santé et l’industrie
médicale sont demandeurs de mesures précises
du rayonnement des UV, pour prévenir les
cancers de la peau. "Notre rôle pourra
consister à améliorer les références
métrologiques pour ce domaine. Ainsi le
Synchrotron Soleil, avec une ligne de mesure adaptée,
pourrait fournir à terme un moyen de référence
équivalent au synchrotron allemand Bessy2
utilisé aujourd’hui comme référence,
mais qui n’est plus accessible",
conclut Raymond Husse.
Pour
en savoir plus :
contacter Raymond Husse
Tél : 01 40 43 38 24 - raymond.husse@lne.fr
LNE : http://www.lne.fr
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mars / avril 2005
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La vie du réseau |
 |
Recherche
Bienvenue aux nouvelles publications du réseau
!
Saluons la naissance
de trois nouvelles publications électroniques
dans notre réseau.
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de la lettre électronique qui accompagnera
les événements de l'Année
Mondiale de la Physique en Île-de-France.
Cette publication électronique complète
la lettre papier bimestrielle et a une double
vocation : assurer une visibilité encore
plus importante des nombreuses et formidables
actions qui se déroulent dans notre région,
permettre des "retours sur événements"
en donnant la parole à l'ensemble des acteurs
concernés.
Pour
en savoir plus : contacter Marie-Pauline
Gacoin
Pour le comité de coordination de l'AMP
en Ile-de-France
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Plein Sud, le magazine de l'Université
Paris-Sud 11 est désormais disponible en
version électronique "C'est une étape
importante qui devrait nous permettre d'accroître
notre visibilité nationale et internationale.
Il ne s'agit pas de substituer une version pdf
à une version papier mais d'optimiser notre
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Degrez, Rédactrice en
chef Plein Sud
Tél. : 01 69 15 77 49 - Gaelledegrez@nomade.fr
contact@physique2005-idf.com
Pour l’instant uniquement en anglais, E-news,
la lettre électronique du synchrotron SOLEIL
paraîtra désormais tous les deux
mois, pour nous donner l’état d’avancement
de la construction du synchrotron, mais aussi
les derniers résultats scientifiques et
les nouveaux projets SOLEIL. Pour s'inscrire à
la liste de diffusion, il suffit d’envoyer
un mail à webcom@synchrotron-soleil.fr.
Pour
en savoir plus : webcom@synchrotron-soleil.fr
© Lumière, Opticsvalley,
mars / avril 2005
Sommaire
Remise
du prix des technologies
pour la sécurité
La remise du prix des
technologies pour la sécurité a
eu lieu le 16 mars dernier lors du carrefour à
mi-parcours du Predit 3 (Polydôme de Clermond-Ferrand).
M. Auzanneau du CEA List a
reçu ce prix de M. François d'Aubert,
Ministre délégué à
la Recherche, au nom du
consortium SUMOTORI (qui regroupe le CEA, l'INRETS,
le CEESAR et Peugeot motocycles). Le projet SUMOTORI
a pour objectif de démontrer la faisabilité
d'un procédé électronique
embarqué capable de détecter à
l'avance, à travers le comportement dynamique
du deux-roues, une situation à risque et
d'en avertir le conducteur.
Les travaux menés par l'INRETS sur le procédé
électronique font l'objet de collaborations
avec l'IEF de l'Université Paris-Sud 11
(instrumentation et centrale d'acquisition) et
avec le LSC de l'université d'Evry (modèle
de comportement dynamique 2 roues).
Pour
en savoir plus : contacter Stéphane
Espié, Directeur MSIS
Tél. : 01 47 40 70 23 - espie@inrets.fr
INRETS : www.inrets.fr
© Lumière, Opticsvalley,
mars / avril 2005
Sommaire
Proposition
expérimentale pour une violation sans échappatoire
des inégalités de Bell
La
mécanique quantique serait certainement
plus intuitive si l’on pouvait expliquer
son caractère probabiliste en supposant
l’existence de paramètres physiques
inaccessibles à l’expérience,
mais préexistant à la mesure. L’intérêt
essentiel des inégalités de Bell
est de montrer que l’on ne peut expliquer
la mécanique quantique avec de telles théories,
dites "à variables cachées
locales". Ces inégalités reposent
sur le paradoxe EPR (Einstein-Podolsky-Rosen)
qui part du constat qu’il existe des systèmes
de deux particules, issues d’une même
source, présentant des corrélations
lorsque l’on effectue certaines mesures,
même si ces particules sont très
éloignées l’une de l’autre.
On peut montrer de façon très simple
que toute théorie à variables cachées
locales, qui expliquerait ces corrélations
par le partage d’une information commune,
vérifie les inégalités de
Bell. Il existe notamment une quantité
S, combinaison linéaire de différentes
corrélations dans différentes configurations
de mesure, qui doit toujours être comprise
entre –2 et 2. La théorie quantique
prévoit, pour des systèmes extrêmement
particuliers, une violation de ces inégalités
qui a effectivement été observée
expérimentalement. Il existe cependant
deux échappatoires pour les tenants des
théories à variables cachées:
si les détecteurs ne sont pas suffisamment
éloignés, on peut toujours supposer
qu’une information a le temps de se transmettre
de l’un à l’autre ; si les
détecteurs ne sont pas suffisamment efficaces,
et qu’un certain nombre d’évènements
ne sont pas détectés, on peut alors
exhiber des théories à variables
cachées autorisant une violation des inégalités
de Bell. Chacune de ces échappatoires a
pu être rejetée expérimentalement,
mais aucune expérience à ce jour
n’a pu les clore simultanément. Nous
avons proposé un dispositif expérimental
ayant cette potentialité, basé sur
l’exploitation des variables continues.
On l’aura compris, la violation des inégalités
de Bell est un phénomène très
exotique, mettant en évidence la nature
purement quantique du système étudié.
Si la lumière est un support de choix pour
envisager des mesures à longue distance,
notamment avec le développement des fibres
optiques, la détection d’un photon,
qui est l’objet quantique jusqu’à
présent considéré dans ce
type d’expériences, reste délicate.
Mais le photon n’est pas la seule manifestation
de la nature quantique de la lumière, et
l’on peut mettre en évidence cette
nature quantique avec des impulsions lumineuses
pouvant contenir plusieurs photons. Ainsi la détection
homodyne de la figure 1, qui permet de détecter
avec de simples photodiodes l’interférence
entre un faisceau signal et un faisceau de référence
beaucoup plus intense (oscillateur local), mesure
une quadrature du champ (on peut mesurer différentes
quadratures selon le déphasage entre le
signal et l’oscillateur local). Il se trouve
que le bruit observé lors d’une telle
mesure provient directement de son caractère
quantique : les quadratures sont des opérateurs
quantiques, qui décrivent le résultat
d’une mesure aléatoire selon les
postulats de la mécanique quantique. Ces
opérateurs sont à spectre continu,
et c’est pourquoi l’on parle usuellement
de variables continues.
|
Figure
1: Schéma de principe de la mesure
d’une quadrature par une détection
homodyne. La cale piézoélectrique
permet de sélectionner la quadrature
mesurée
|
Figure
2 : Exemple de mesure conditionnée
: une impulsion contenant un photon unique
est envoyée sur une séparatrice
(BS) ; si l’on conditionne les
mesures de la détection homodyne à
l’enregistrement d’un photon par
le photo-détecteur (PD), on obtiendra
la statistique des fluctuations du vide |
Figure
3 : Dispositif expérimental proposé.
Une paire d’impulsions intriquées
en quadrature est générée
par amplification paramétrique optique
(OPA), le faisceau pompe étant obtenu
par doublement de fréquence (SHG).
La paire émise par la source (Sophie)
est conditionnée à la détection
simultanée d’un photon sur PDA
et PDB. Les détecteurs Alice et Bob
peuvent mesurer différentes quadratures
et en déduire des corrélations
présentant une violation des inégalités
de Bell |
Il s’agit de bien comprendre le caractère
purement quantique de ce type de mesure. Si aucun
signal n’est envoyé, ce détecteur
va enregistrer un bruit gaussien qui correspond
aux fluctuations du vide quantique : ce bruit
peut par exemple être considérablement
diminué en utilisant ce que l’on
appelle un vide comprimé. L’intérêt
fondamental de ces mesures pour le sujet qui nous
concerne est que tous les évènements
sont détectés : l’efficacité
de détection va influencer la statistique
de ces évènements, mais toute impulsion
lumineuse mesurée par cette méthode
donnera un résultat de mesure, même
si cette impulsion est vide et ne contient aucun
photon ! Pour illustrer ce fait, imaginons que
l’on envoie par exemple des impulsions contenant
chacune un photon unique sur une lame séparatrice
50/50. Le photon ne peut être scindé
en deux : il ira soit d’un coté de
la séparatrice, soit de l’autre.
Mais si l’on fait une mesure de quadrature
sur l’une des voies de sortie de cette séparatrice
(voie 1 sur la figure 2), chaque impulsion donnera
lieu à un événement de détection.
La statistique des résultats sera une moyenne
des statistiques correspondant au vide quantique
et à l’état à un photon,
reflétant ainsi la présence de la
lame. Signalons ici que l’on peut réduire
ce mélange statistique en plaçant
un détecteur de photon sur la voie 2 :
si un photon est détecté sur cette
voie, on aura alors nécessairement un état
vide sur la voie 1. Ainsi, si l’on ne conserve
que les évènements correspondant
à la détection d’un photon
sur la voie 2, la statistique des quadratures
mesurées sur la voie 1 se réduira
à celle des fluctuations du vide. Cette
technique de conditionnement peut permettre de
générer des états très
exotiques de la lumière, comme nous le
verrons dans un instant.
Ces mesures sont donc potentiellement très
intéressantes puisqu’elles permettraient,
par la détection systématique de
tous les évènements, de clore en
même temps les deux échappatoires
évoquées. Le seul problème
est que, si l’on sait produire des paires
d’impulsions intriquées en quadrature
(présentant des corrélations importantes
sur leurs quadratures), il n’est pas évident
de proposer un protocole capable de violer une
inégalité de Bell. Après
une première tentative, où nous
avions proposé un protocole permettant
une violation max |