INVITATION
LES RENDEZ-VOUS D'OPTICSVALLEY
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Opticsvalley
et l'Université de Versailles
Saint-Quentin-en-Yvelines
sont heureux de vous convier au
Rendez-vous d'Opticsvalley
Laser,
radar et environnement
Présentation
des travaux de recherche et du potentiel
de valorisation
de l'Université de Versailles
Saint-Quentin-en-Yvelines
Vendredi
22 avril 2005, de 11H à 12H30
UVSQ
- 45 avenue des Etats-Unis - 78
000 Versailles
Amphithéâtre
Daniel Bertin - Bâtiment Buffon
Avec
la participation de Sylvie Faucheux
(Présidente de l'UVSQ), Yasser
Alayli (Laboratoire d'Instrumentation
et de Relations Individus - Systèmes),
Hervé de Feraudy
(Centre d'Etudes des Environnements
Terrestre et Planétaires),
Alain Hauchecorne (Service
d'Aéronomie), Samir Tohmé
(Laboratoire Parallélisme,
Réseaux, Systèmes
d'Information et Modélisation),
François Varret (Laboratoire
de Magnétisme et d'Optique
de Versailles), Dominique Chiaroni
(Alcatel R&I), Jacques Testud
(Novimet), Sylvain Dorschner
(Opticsvalley).
Trois
raisons de venir :
1. S'informer, au travers
de courts exposés, des derniers
travaux de recherche des laboratoires
de l'UVSQ
2. Découvrir le potentiel
de valorisation et les opportunités
de coopération public-privé
3. Rencontrer les chercheurs du
site
Un
rendez-vous 100% pratique !
Inscrivez-vous
auprès d'Opticsvalley
avant le 19
avril : 35, boulevard Nicolas
Samson 91120 Palaiseau
Tél. : 01 69 31 75 15 / Fax
: 01 69 31 75 10 - Contact : j.amouroux@opticsvalley.org
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À la Une |
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Spécial
TPE : Adveotec,
Alfaphotonics, Apex Technologies, D-Lightsys
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| Mesures
spéciales en optique et hautes fréquences
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Adveotec
fait de la mesure... sur mesure
Adveotec,
société indépendante, a été
créée en juillet 2003 par des ingénieurs
et chercheurs de la société nord-américaine
Corning, qui s'était séparée
de sa branche recherche photonique en France. Adveotec
est une société d'ingéniérie
de quatre personnes, dont trois fondateurs, qui
possèdent une forte compétence en
électronique, en optique et en conversion
électrique/optique. Ils conçoivent
et réalisent des solutions de mesures spéciales
en optique et en HF (Haute Fréquence). "Nous
offrons trois services principaux à nos clients,
précise François Rosala,
directeur technique : la prise en charge de
campagnes de mesures, la conception et la réalisation
de bancs de mesures ainsi que l'expertise nécessitant
des mesures spéciales. Nous nous appuyons
sur un parc très cohérent d'équipements
récents, avec du matériel spécifique
électro-optique jusqu'à 50 GHz et
même des outils de tests environnementaux,
comme des enceintes climatiques. Nous ne faisons
pas de distribution mais nous pouvons prendre en
charge la fabrication, ce que nous avons déjà
fait pour des demandes spécifiques. Nous
avons une double compétence que nous savons
conjuguer, l'optique guidée et l'électronique
rapide."
Leur
clientèle est assez large, allant des grands
groupes aux start-ups et centres de recherche. Un
autre atout de l'équipe d'Adveotec est de
savoir traiter des projets internationaux, avec
livraison de rapports confidentiels en anglais,
ce qui est appréciable pour les groupes internationaux.
Leur marché principal réside dans
les télécoms, un domaine où
par exemple ils qualifient des composants aux normes
Telcordia, et ils caractérisent
l'aspect HF de sous-systèmes de transmission
optique. "Mais le marché des télécoms
peine à se relever, ajoute François
Rosala, et nous souhaitons
favoriser la dissémination des technologies
mixtes optique/électronique (E/O) dans de
nombreux secteurs. Nos axes de développement
hors télécoms sont l'aéronautique,
le spatial, l'automobile, le biomédical ou
le militaire. Par exemple, la fibre optique dans
l'automobile, ou la combinaison fibre optique et
HF pour l'aéronautique et le militaire, sont
des créneaux actuellement porteurs. Nous
apportons ainsi du savoir-faire à des équipes
qui souhaitent ajouter les compétences en
mesure spéciale E/O, la qualification de
produits et la caractérisation à très
haute fréquence. Souvent les entreprises
sont ralenties car l'accès à ces techniques
est onéreux, et la phase d’apprentissage
peut s’avérer longue. Nous pouvons
leur faire gagner à la fois des ressources,
du temps et de la qualité." Une
diversification qui nécessite un important
effort commercial de la part de l'équipe
d'Adveotec.
Pour
en savoir plus :
contacter François Rosala
Tél : 01 60 86 43 61 - francoisrosala@adveotec.com
Adveotec : www.adveotec.com
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mars / avril 2005
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| Analyseur
optique vectoriel Luna Technologies
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Diversification
chez Alfaphotonics
Créée
en décembre 2003, Alfaphotonics est spécialisée
dans la représentation de lignes de produits
dans le secteur des hautes technologies et adresse
en premier lieu le marché des télécoms
à fibres optiques. L'équipe est actuellement
composée de six personnes, dont les deux
cofondateurs qui bénéficient d'une
expertise de quinze ans dans l’ingénierie
et la distribution de composants et sous systèmes
optoélectroniques. Philippe Vissac
est responsable du marché français
ainsi que des territoires francophones incluant
la Belgique et la Suisse, et Maurizio Chiani
est quant à lui responsable du marché
italien. Parmi la clientèle d’Alfaphotonics,
on trouve principalement des équipementiers
comme Alcatel, Marconi, Cisco et Pirelli, mais aussi
des fabricants de composants et sous-systèmes
optiques. "Nous offrons à nos clients
des prix compétitifs, précise
Philippe Vissac. Dans un métier
en pleine mutation, nous estimons que ce n’est
plus au client de payer une marge surajoutée
lors de l’achat de produits mais bien aux
fabricants de rémunérer leur représentant
local sous la forme d’un commissionnement
prélevé directement sur leur marge
manufacturière. Nous sommes actuellement
présents sur deux territoires, la France
et l'Italie et espérons être en mesure
d’ouvrir prochainement un bureau en Allemagne."
Alfaphotonics
s'est développée sur trois axes principaux.
Sur le marché de l'instrumentation, des tests
et des mesures, avec une offre complète d’outils
permettant le pilotage et la caractérisation
de sources laser, notons un partenariat avec ILX
Lightwave pour des contrôleurs de diodes
lasers, Laselec pour des drivers de plus forte puissance,
EXFO
pour la caractérisation spectrale de sources
de type lasers et Luna
Technologies pour la caractérisation
de composants et de sous-systèmes DWDM. Parmi
les autres principaux partenaires, sur le marché
des sources lasers mono-modes, Alfaphotonics représente
le japonais Fitel
Furukawa, leader du marché des lasers
DFB de transmission et diodes laser de pompe, mais
aussi des diodes de pompe de très forte puissance
pour les amplificateurs optiques. Enfin sur le marché
des composants optiques, pour les réseaux
tout optiques, ils représentent Kylia,
une société française qui a
repris l’acivité composants passifs
de Nettest-Photonétics,
et qui développe et fabrique en France des
multiplexeurs haute densité. "Sinon,
constate Philippe Vissac,
nous dépendions au départ à
100% du secteur télécoms. Nous avons
eu la volonté de diversifier rapidement nos
activités, où le hors télécoms
représente actuellement 40%, en visant des
marchés comme celui des capteurs à
fibre optique pour les avions, ponts, bâtiments
ou automobiles, ou celui du laser industriel, en
particulier sur l’Italie et l'Allemagne. Notre
ambition est aussi de faire à terme de l'intégration
et de la fabrication. C'est une des raisons pour
laquelle nous nous sommes installés à
Innov’valley sur le site
d'Alcatel à Marcoussis, pour bénéficier
des équipements mutualisés comme les
salles blanches."
Pour
en savoir plus :
contacter Philippe Vissac
Tél : 01 69 00 92 70 - philippe.vissac@alfaphotonics.com
Alfaphotonics : www.alfaphotonics.com
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| Analyseur
de chirp AP2040 |
Analyse
haute résolution chez Apex Technologies
Apex
Technologies a été créée
en mai 2001, à partir du département
technique d'Absys,
une société spécialisée
dans l'importation de matériels et de composants
destinés aux télécommunications
par fibres optiques, numériques et hyperfréquences.
Dix-huit personnes travaillent au total dans les
deux sociétés sœurs, Absys
et Apex,
fondées par leur président Tony Da
Silva. Le développement de l'instrumentation
a démarré il y a plus de six ans au
sein d'Absys, par la conception d'un analyseur de
chirp, de phase et de profil impulsionnel, dit analyseur
de spectre complexe optique. Ses performances le
destinent à la mesure fréquentielle
"spectrale" et temporelle pour les transmission
haut débit, de 10 Gbits/sec à 640
Gbits/sec. Puis le développement s'est poursuivi
il y a quatre ans, avec un analyseur de spectre
optique basé sur une méthode interférométrique,
alliant haute résolution, grande dynamique
et haute précision en longueur d'onde. "Pour
obtenir un analyseur de spectre très haute
résolution, nous avons développer
ce nouveau type d'appareil avec une résolution
de 0,16 picomètre soixante fois meilleure
que ce qui existait par ailleurs", précise
Tony Da Silva.
La
nouvelle société, Apex Technologies,
a été créée pour continuer
le développement et industrialiser ces appareils
de mesures de transmission haut débit. "La
deuxième génération d'appareils,
plus design, plus professionnelle est en phase d'industrialisation
avec une production par séries de dix pièces,
explique Tony Da Silva.
Nous avons constaté une demande très
forte de la part des universités et des laboratoires
de recherche des secteurs civils et militaires.
Nous allons d'ailleurs déménager d'ici
la fin de l'année dans de nouveaux locaux
plus spacieux que nous faisons construire à
Marcoussis." Ce succès s'appuie
sur un savoir-faire unique en optique et en hyperfréquences.
L'innovation principale est d'utiliser en optique
les techniques utilisées depuis de nombreuses
années en hyperfréquences, tels que
le fait de remplacer le réseau de diffraction
d'un analyseur de spectre par un mélangeur
optique et un oscillateur local optique avec étalon,
donnant ainsi la possibilité d'obtenir une
très haute résolution, une très
bonne dynamique et une haute précision en
longueur d'onde. La limitation de cette technique
est d'être restreinte aux bandes C et L, autour
de 1550nm, sur une bande de 110 nanomètres.
"Nos analyseurs de spectre optique, qui
sont pratiquement équivalents en coût
aux produits moins performants du marché
sont particulièrement appréciés
des clients, ajoute Tony Da Silva.
Pour industrialiser à moindre coût,
nous assemblons de petites séries en fonction
des commandes, à partir d'un stock de sous
modules. Nous développons et construisons
en interne pratiquement tout, depuis les cartes
d'acquisition jusqu'au boîtier. Seul l'oscillateur
local optique est extérieur." L'innovation
continue. Récemment, Apex Technologies a
annoncé lors de OFC NOFOEC 2005 trois nouveaux
produits, dont deux sont achevés, un analyseur
de spectre multivoies et un analyseur d'amplificateur
optique temps réel. Un troisième produit,
un analyseur de réseau vectoriel optique,
est encore au stade de prototype.
Pour
en savoir plus :
contacter Tony Da Silva
Tél : 04 99 62 26 22 - info@apex-t.com
Apex Technologies : www.apex-t.com
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| Le
SLM-250-IQ-Pxz de la famille S-Light |
D-Lightsys
se positionne sur le très haut débit
Lauréate
du concours création d'entreprises de l'ANVAR
en 2002, la société D-Lightsys, est
issue d'une activité R&D de Thales sur
l'interconnexion optique.
La création de cette société,
faite sur fonds propres, remonte à décembre
2002. L'équipe actuelle est constituée
de cinq ingénieurs, dont quatre travaillaient
chez Thales Research and Technology et parmi lesquels
deux principaux fondateurs. "Il n'y a pas
eu de transfert de technologies proprement dit de
la part de Thales, bien que nous ayons eu des contrats
d'études, nous rachetons les licences de
brevets qui nous sont nécessaires",
précise Mathias Pez, Président-Directeur
Général de D-Lightsys.
L'activité de la jeune société
est de développer des modules d'interconnexions
optiques, sur base silicium, pour de la communication
très haut débit. Les produits se déclinent
en trois familles dont deux sont au stade de production
; le S-Light (pour single channel), transceiver
à 2.5 Gbps et bientôt à 10 Gbps
et puis le D-Light, module optique, acceptant
jusqu'à douze fibres en parallèle
et existant en deux versions : émetteur et
récepteur. La troisième famille, le
F-Light (pour Free Space) est
en cours de développement. Il fonctionnera
aussi à très haut débit (2.5
Gbps) sur de courtes distances (inférieures
à un mètre), à une longueur
d'onde de 850 nm, et sans fibre optique.
Les
principaux marchés de D-Lightsys sont l'aéronautique
avec Airbus en Europe, Boeing aux Etats-Unis, le
spatial et la défense et plus largement les
transports. Les contraintes de fonctionnement des
produits sont donc assez sévères ;
ces derniers doivent ainsi résister à
une gamme de température allant de -40°C
à +85°C, voire 125°C. Plus des deux
tiers du coût de fabrication de tels produits
résident dans l'alignement de la fibre avec
le laser ou avec le détecteur. L'un des points
forts de D-Lightsys est d'avoir su réduire
la part de cet alignement dans le coût total
de fabrication, grâce à une technique
d'assemblage passif. Les performances des modules
sont garanties sur toute la plage de température
et de fonctionnement par un algorithme de contre-réaction
innovant. "Nous fabriquons aussi les plus
petits transceivers optiques du monde. L'innovation
porte à la fois sur la taille, la consommation
et la performance. Peu d'acteurs sont présents
sur ce marché, mais la concurrence à
laquelle nous devons faire face en tant que start
up (notamment aux Etats-Unis), est sévère.
Néanmoins, les produits D-Lightsys, seuls
en Europe, sont favorablement reconnus par nos clients",
ajoute Mathias Pez. "Nous
devons maintenant prouver que nous pouvons accroître
notre capacité de production. Nous allons
aussi renforcer notre crédibilité
financière, via l'entrée dans le capital
d'un partenaire industriel qui développe
des produits complémentaires aux nôtres.
L'objectif de D-Lightsys est d'arriver à
produire d'ici fin 2005, des petites séries
de cent pièces par mois, puis en 2006 de
passer à un millier de pièces par
mois..." Un impératif pour faire
face aux demandes d'un marché quasi inexistant
jusque là, mais désormais en forte
croissance.
Pour
en savoir plus :
contacter Mathias Pez
Tél : 01 69 33 03 93 - mathias.pez@thalesgroup.com
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Le Laboratoire national de métrologie
et d’essais, responsable de la métrologie
nationale
|
Raymond
Husse,
Directeur du Centre Métrologie et
Instrumentation au LNE
|
Quelques
dates clé…
Le
Laboratoire National d’Essais a été
créé par décret de l’état
le 9 juillet 1901, au sein du Conservatoire National
des Arts et Métiers. Il a pour vocation de
répondre aux besoins de mesures et d’essais
de l’industrie, principalement dans les domaines
de l’instrumentation, des matériaux,
notamment l’emballage, de l’énergie,
et de la qualification des produits industriels.
A
partir des années 60, le Laboratoire s’installe
dans un bâtiment sur mesure, rue Gaston Boissier
(Paris 15ème). A cette époque, il
a en charge la réalisation, le maintien et
l’amélioration des étalons nationaux
: missions définies et précisées
par le Bureau National de Métrologie lors
de sa mise en place en 1969.
| Qu’entend-t-on
par "étalon" ? |
|
 |
Tous
les pays utilisent depuis 1960 un
système international fonctionnant
avec sept unités de base
: le mètre, le kilogramme,
la seconde, l’ampère,
le kelvin (température),
la candela (intensité lumineuse)
et la mole (quantité de matière),
et des unités dérivées
qui complètent les unités
de base (hertz, pascal, becquerel…).
Ces unités sont reliées
entre elles pour former un système
cohérent. Enfin, chaque grandeur
peut avoir une vaste étendue
de valeurs.
Les
mesures ne s’effectuant
que par comparaison à quelque
chose, chacune de ces unités
est représentée
par une référence
nationale ou internationale :
l’étalon. Cet étalon
primaire, de très haute
exactitude, est décliné
ensuite en étalons secondaires,
dits de transfert, afin de permettre
aux industriels et aux laboratoires
d’effectuer leurs mesures
sur leurs chaînes de fabrication
en raccordant leurs instruments
de contrôle à ces
étalons primaires. Pour
éviter toute dérive
dans le temps, ces étalons
secondaires sont eux-mêmes
contrôlés périodiquement
par rapport à l’étalon
primaire. Par le biais de cette
chaîne de mesures, on assure
ainsi la traçabilité
des mesures du produit final jusqu’à
l’étalon primaire
et au Système International
d’Unités.
Au
niveau international les instituts
nationaux de métrologie
font régulièrement
des comparaisons entre leurs étalons
primaires pour vérifier
qu’ils obtiennent des résultats
équivalents.
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En
1978, le LNE est rattaché au Ministère
de l’Industrie et change de statut en devenant
Établissement Public à Caractère
Industriel et Commercial (EPIC).
La Loi Scrivener, adoptée cette même
année, lance une politique de contrôle
qualité des biens de consommation. Le LNE
prend alors en charge la certification de produits
de consommation.
En 1985, le développement des activités
conduit à créer une nouvelle implantation
sur la zone d’activités de Trappes-Élancourt,
où le LNE occupe aujourd’hui 36 000
m² de laboratoires sur un terrain de 8,5 ha.
En
parallèle, le LNE s’installe en région,
avec la création successive de délégations
à Douai, Nîmes et Poitiers et d’une
antenne médicale LNE/G-MED à Saint
Etienne, puis à Toulouse en 2003.
En
1999, Marc Mortureux prend la Direction
générale du LNE [NDLR : à
compter de mars 2005, il prend également
la casquette de Président d’Eurolab,
fédération européenne des laboratoires
d’essais, d’analyse et d’étalonnage,
qui rassemble 4 000 laboratoires. Il était
déjà administrateur d’Eurolab
et président de la section française
de cette organisation].
En
2001, le LNE se développe à l'international
avec la création de LNE-Asia. Implantée
à Hong-Kong, LNE-Asia, est une joint-venture
entre le LNE et le CMA-Testing, dont le capital
est détenu à 51% par le LNE. En 2003,
le LNE consolide deux de ses principales activités
en acquérant, dans le domaine de la certification,
les activités de G-MED/LCIE relatives aux
dispostifs électromédicaux, et dans
le domaine de la métrologie, le centre d'étalonnage
du LCIE en métrologie électrique (ceci
après avoir repris la métrologie électrique
fondamentale à la demande des pouvoirs publics
en 2001).
En
novembre 2004, un nouveau bâtiment de 3400
m², dédié aux activités
de R&D en métrologie électrique
et nanotechnologie a été inauguré
sur le site de Trappes. Sur ce même site,
un
banc de mesure nanométrologique sera effectif
fin 2005.
Domaines d’activité
Le
LNE couvre essentiellement deux domaines d’activités
: d’une part les essais (R&D, certification,
contrôle qualité) et l’assistance
technique, et d’autre part, les étalonnages
avec la métrologie dont l’effectif
global est de 240 personnes : environ 40 en chimie,
40 en optique-thermique, 40 pour les masses et grandeurs
apparentées, 25 à 30 pour la métrologie
dimensionnelle, et quelques 65 pour l’ensemble
de la métrologie électrique.
Son statut d’EPIC confère au LNE une
double responsabilité pour ce qui concerne
la métrologie :
- d’une part, il développe, sur financement
en partie des pouvoirs publics et en partie sur
fonds propres, des nouvelles méthodes et
de nouveaux moyens de mesure en tant que Laboratoire
national de métrologie,
- et d’autre part il offre des prestations
de raccordement, ou d’étalonnage avec
différents niveaux d’incertitudes à
destination des industriels (ces prestations sont
équilibrées financièrement).
Pour certains domaines de mesure, le LNE s’appuie
sur d’autres organismes scientifiques de renom
qui, dans leur domaine d’excellence, sont
les mieux placés pour assurer la R&D
de nouveaux étalons. Le LNE fédère
ainsi trois autres laboratoires nationaux de métrologie
:
•
L’Observatoire de Paris, au travers de son
laboratoire SYRTE, établit et diffuse les
références nationales de temps et
de fréquences
•
Le Laboratoire National Henri Becquerel (LNHB),
dépendant du Commissariat à l’Énergie
Atomique, est chargé de la réalisation
des références dans le domaine des
rayonnement ionisants
•
Le Conservatoire National des Arts et Métiers
via l’Institut National de métrologie,
intervient comme organisme de recherche et d’enseignement
supérieur en métrologie dans les
principaux domaines de la physique
Par
ailleurs, le LNE s’appuie sur six laboratoires
associés intervenant sur des domaines très
ciblés :
•
L’Observatoire de Besançon assure
le transfert vers les utilisateurs dans le domaine
du temps (réalisation des comparaisons
de temps par satellites, de mesures de fréquences,
de stabilité et de dérive de fréquence)
•
Le Laboratoire de Physique et Métrologie
des Oscillateurs (LPMO) assure le transfert de
densité spectrale des fluctuations de phase
et également des mesures de fréquences
•
Le Laboratoire Associé de Débitmétrie
Gazeuse (LADG)
•
L’Institut de Radioprotection et de Sûreté
Nucléaire (IRSN) en dosimétrie des
neutrons
•
Le Centre Technique des Industries Aérauliques
et Thermiques (CETIAT) agit dans les domaines
de l’hygrométrie, de la débitmétrie
liquide et de l’anémométrie
•
L’Ecole Nationale Supérieure des
Arts et Métiers (ENSAM) en pression dynamique
Enfin, le LNE développe de nombreux partenariats
avec des laboratoires universitaires ou d’autres
du CNRS, pour tirer parti des meilleures équipes
scientifiques à même d’aider
à la réalisation des projets de métrologie.
| La
métrologie, un marché
mondial considérable |
|
 |
La
métrologie représente
un marché de 4 à
6 % du produit intérieur
brut des pays industrialisés.
En
effet, les instituts nationaux
de métrologie et leurs
laboratoires associés constituent
l’infrastructure indispensable
à la maîtrise de
la mesure par les acteurs économiques.
Il y en a, en général,
un par pays. Leur fonctionnement
relève de la responsabilité
des états. Ils sont fédérés
au plan international par le Bureau
International des Poids et Mesures
(BIPM), institution internationale
basée en France, à
Sèvres. Les instituts nationaux
représentent plus de 5
000 scientifiques dans le monde
et près de 1 milliard d’euros.
Sur
le plan mondial, on compte plus
de 5 000 laboratoires d’étalonnage,
qui travaillent eux-mêmes
pour près de 500 000 entreprises
industrielles, en particulier
celles qui sont certifiées
selon la norme ISO 9001 et qui
ont, dans ce cadre, l’obligation
de désigner un responsable
métrologie pour le raccordement
de leurs instruments de mesure.
Afin
de répondre aux besoins
de la métrologie nationale,
le LNE, en date du 27 janvier
2005, a été désigné
par les pouvoirs publics comme
"organisme national de référence
en métrologie". A
cet effet, il a été
rebaptisé Laboratoire national
de métrologie et d’essais.
Ce
changement officialise par voie
de conséquence la dissolution
du Bureau National de Métrologie.
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 |
Fédérateur
de la métrologie nationale
"Grande
nouveauté, depuis janvier 2005, la métrologie
est pilotée par un établissement :
le LNE qui, dans le paysage européen et international,
apparaît beaucoup plus lisiblement et peut
être un interlocuteur plus présent
stratégiquement. C’est une nouveauté
qui facilitera la prise de décision et rendra
les actions nationales plus efficaces",
indique Raymond Husse,
Directeur du Centre Métrologie et
Instrumentation.
Nouvelles missions
Le
LNE fédère les travaux d’un
réseau de plus de 250 chercheurs et un budget
de l’ordre de 35 millions d'euros par an.
Son objectif est de fédérer les travaux
en métrologie effectués par les quatre
laboratoires nationaux (CEA/LNHB, CNAM/INM, Observatoire
de Paris/SYRTE et LNE) et les six laboratoires associés.
Pour
représenter au mieux la métrologie
au niveau européen, le LNE s’appuiera
sur un Comité de la Métrologie, composé
de personnalités scientifiques, de représentants
des laboratoires nationaux de métrologie,
de représentants des ministères de
l'Industrie et de la Recherche et dirigé
par un président désigné par
les Ministres de l’Industrie et de la Recherche.
Ce comité de pilotage mettra au point des
groupes de travail sur des thèmes particuliers.
Il prendra l’avis des industriels et se placera
dans le cadre de la politique européenne
des pôles de compétence en métrologie
aux côtés de l’Allemagne (leader
européen du domaine avec 830 chercheurs et
130 millions d'euros) et du Royaume-Uni (qui arrive
en second avec 300 chercheurs et 70 millions d'euros).
Le
LNE, acteur de PRISME
|
Banc
de mesure nanométrologique
|
C’est
tout naturellement que le LNE fait partie de PRISME
: le réseau de partenaires impliqués
dans PRISME (aux côtés de Supélec,
l'Institut
d'optique, le
Lycée Fresnel, l'Université
Paris-Sud 11 et Thales)
apporte une complémentarité dans les
services de métrologie du LNE. Ce dernier
pourra, par exemple mettre à la disposition
de PRISME le banc de mesure en nanométrologie
qui sera disponible sur le site de Trappes fin 2005.
Par
extension, les nouvelles fonctions du LNE en métrologie
devraient également lui permettre de mieux
représenter les laboratoires français
au niveau européen.
Perspectives
Dans
un tout autre registre, l'optique-thermique, le
LNE souhaite développer des références
dans le domaine de l’UV qui répondraient
aux besoins de la santé publique. En effet,
le Ministère de la Santé et l’industrie
médicale sont demandeurs de mesures précises
du rayonnement des UV, pour prévenir les
cancers de la peau. "Notre rôle pourra
consister à améliorer les références
métrologiques pour ce domaine. Ainsi le
Synchrotron Soleil, avec une ligne de mesure adaptée,
pourrait fournir à terme un moyen de référence
équivalent au synchrotron allemand Bessy2
utilisé aujourd’hui comme référence,
mais qui n’est plus accessible",
conclut Raymond Husse.
Pour
en savoir plus :
contacter Raymond Husse
Tél : 01 40 43 38 24 - raymond.husse@lne.fr
LNE : http://www.lne.fr
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mars / avril 2005
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La vie du réseau |
 |
Recherche
Bienvenue aux nouvelles publications du réseau
!
Saluons la naissance
de trois nouvelles publications électroniques
dans notre réseau.
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de la lettre électronique qui accompagnera
les événements de l'Année
Mondiale de la Physique en Île-de-France.
Cette publication électronique complète
la lettre papier bimestrielle et a une double
vocation : assurer une visibilité encore
plus importante des nombreuses et formidables
actions qui se déroulent dans notre région,
permettre des "retours sur événements"
en donnant la parole à l'ensemble des acteurs
concernés.
Pour
en savoir plus : contacter Marie-Pauline
Gacoin
Pour le comité de coordination de l'AMP
en Ile-de-France
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Plein Sud, le magazine de l'Université
Paris-Sud 11 est désormais disponible en
version électronique "C'est une étape
importante qui devrait nous permettre d'accroître
notre visibilité nationale et internationale.
Il ne s'agit pas de substituer une version pdf
à une version papier mais d'optimiser notre
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Degrez, Rédactrice en
chef Plein Sud
Tél. : 01 69 15 77 49 - Gaelledegrez@nomade.fr
contact@physique2005-idf.com
Pour l’instant uniquement en anglais, E-news,
la lettre électronique du synchrotron SOLEIL
paraîtra désormais tous les deux
mois, pour nous donner l’état d’avancement
de la construction du synchrotron, mais aussi
les derniers résultats scientifiques et
les nouveaux projets SOLEIL. Pour s'inscrire à
la liste de diffusion, il suffit d’envoyer
un mail à webcom@synchrotron-soleil.fr.
Pour
en savoir plus : webcom@synchrotron-soleil.fr
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Remise
du prix des technologies
pour la sécurité
La remise du prix des
technologies pour la sécurité a
eu lieu le 16 mars dernier lors du carrefour à
mi-parcours du Predit 3 (Polydôme de Clermond-Ferrand).
M. Auzanneau du CEA List a
reçu ce prix de M. François d'Aubert,
Ministre délégué à
la Recherche, au nom du
consortium SUMOTORI (qui regroupe le CEA, l'INRETS,
le CEESAR et Peugeot motocycles). Le projet SUMOTORI
a pour objectif de démontrer la faisabilité
d'un procédé électronique
embarqué capable de détecter à
l'avance, à travers le comportement dynamique
du deux-roues, une situation à risque et
d'en avertir le conducteur.
Les travaux menés par l'INRETS sur le procédé
électronique font l'objet de collaborations
avec l'IEF de l'Université Paris-Sud 11
(instrumentation et centrale d'acquisition) et
avec le LSC de l'université d'Evry (modèle
de comportement dynamique 2 roues).
Pour
en savoir plus : contacter Stéphane
Espié, Directeur MSIS
Tél. : 01 47 40 70 23 - espie@inrets.fr
INRETS : www.inrets.fr
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Sommaire
Proposition
expérimentale pour une violation sans échappatoire
des inégalités de Bell
La
mécanique quantique serait certainement
plus intuitive si l’on pouvait expliquer
son caractère probabiliste en supposant
l’existence de paramètres physiques
inaccessibles à l’expérience,
mais préexistant à la mesure. L’intérêt
essentiel des inégalités de Bell
est de montrer que l’on ne peut expliquer
la mécanique quantique avec de telles théories,
dites "à variables cachées
locales". Ces inégalités reposent
sur le paradoxe EPR (Einstein-Podolsky-Rosen)
qui part du constat qu’il existe des systèmes
de deux particules, issues d’une même
source, présentant des corrélations
lorsque l’on effectue certaines mesures,
même si ces particules sont très
éloignées l’une de l’autre.
On peut montrer de façon très simple
que toute théorie à variables cachées
locales, qui expliquerait ces corrélations
par le partage d’une information commune,
vérifie les inégalités de
Bell. Il existe notamment une quantité
S, combinaison linéaire de différentes
corrélations dans différentes configurations
de mesure, qui doit toujours être comprise
entre –2 et 2. La théorie quantique
prévoit, pour des systèmes extrêmement
particuliers, une violation de ces inégalités
qui a effectivement été observée
expérimentalement. Il existe cependant
deux échappatoires pour les tenants des
théories à variables cachées:
si les détecteurs ne sont pas suffisamment
éloignés, on peut toujours supposer
qu’une information a le temps de se transmettre
de l’un à l’autre ; si les
détecteurs ne sont pas suffisamment efficaces,
et qu’un certain nombre d’évènements
ne sont pas détectés, on peut alors
exhiber des théories à variables
cachées autorisant une violation des inégalités
de Bell. Chacune de ces échappatoires a
pu être rejetée expérimentalement,
mais aucune expérience à ce jour
n’a pu les clore simultanément. Nous
avons proposé un dispositif expérimental
ayant cette potentialité, basé sur
l’exploitation des variables continues.
On l’aura compris, la violation des inégalités
de Bell est un phénomène très
exotique, mettant en évidence la nature
purement quantique du système étudié.
Si la lumière est un support de choix pour
envisager des mesures à longue distance,
notamment avec le développement des fibres
optiques, la détection d’un photon,
qui est l’objet quantique jusqu’à
présent considéré dans ce
type d’expériences, reste délicate.
Mais le photon n’est pas la seule manifestation
de la nature quantique de la lumière, et
l’on peut mettre en évidence cette
nature quantique avec des impulsions lumineuses
pouvant contenir plusieurs photons. Ainsi la détection
homodyne de la figure 1, qui permet de détecter
avec de simples photodiodes l’interférence
entre un faisceau signal et un faisceau de référence
beaucoup plus intense (oscillateur local), mesure
une quadrature du champ (on peut mesurer différentes
quadratures selon le déphasage entre le
signal et l’oscillateur local). Il se trouve
que le bruit observé lors d’une telle
mesure provient directement de son caractère
quantique : les quadratures sont des opérateurs
quantiques, qui décrivent le résultat
d’une mesure aléatoire selon les
postulats de la mécanique quantique. Ces
opérateurs sont à spectre continu,
et c’est pourquoi l’on parle usuellement
de variables continues.
|
Figure
1: Schéma de principe de la mesure
d’une quadrature par une détection
homodyne. La cale piézoélectrique
permet de sélectionner la quadrature
mesurée
|
Figure
2 : Exemple de mesure conditionnée
: une impulsion contenant un photon unique
est envoyée sur une séparatrice
(BS) ; si l’on conditionne les
mesures de la détection homodyne à
l’enregistrement d’un photon par
le photo-détecteur (PD), on obtiendra
la statistique des fluctuations du vide |
Figure
3 : Dispositif expérimental proposé.
Une paire d’impulsions intriquées
en quadrature est générée
par amplification paramétrique optique
(OPA), le faisceau pompe étant obtenu
par doublement de fréquence (SHG).
La paire émise par la source (Sophie)
est conditionnée à la détection
simultanée d’un photon sur PDA
et PDB. Les détecteurs Alice et Bob
peuvent mesurer différentes quadratures
et en déduire des corrélations
présentant une violation des inégalités
de Bell |
Il s’agit de bien comprendre le caractère
purement quantique de ce type de mesure. Si aucun
signal n’est envoyé, ce détecteur
va enregistrer un bruit gaussien qui correspond
aux fluctuations du vide quantique : ce bruit
peut par exemple être considérablement
diminué en utilisant ce que l’on
appelle un vide comprimé. L’intérêt
fondamental de ces mesures pour le sujet qui nous
concerne est que tous les évènements
sont détectés : l’efficacité
de détection va influencer la statistique
de ces évènements, mais toute impulsion
lumineuse mesurée par cette méthode
donnera un résultat de mesure, même
si cette impulsion est vide et ne contient aucun
photon ! Pour illustrer ce fait, imaginons que
l’on envoie par exemple des impulsions contenant
chacune un photon unique sur une lame séparatrice
50/50. Le photon ne peut être scindé
en deux : il ira soit d’un coté de
la séparatrice, soit de l’autre.
Mais si l’on fait une mesure de quadrature
sur l’une des voies de sortie de cette séparatrice
(voie 1 sur la figure 2), chaque impulsion donnera
lieu à un événement de détection.
La statistique des résultats sera une moyenne
des statistiques correspondant au vide quantique
et à l’état à un photon,
reflétant ainsi la présence de la
lame. Signalons ici que l’on peut réduire
ce mélange statistique en plaçant
un détecteur de photon sur la voie 2 :
si un photon est détecté sur cette
voie, on aura alors nécessairement un état
vide sur la voie 1. Ainsi, si l’on ne conserve
que les évènements correspondant
à la détection d’un photon
sur la voie 2, la statistique des quadratures
mesurées sur la voie 1 se réduira
à celle des fluctuations du vide. Cette
technique de conditionnement peut permettre de
générer des états très
exotiques de la lumière, comme nous le
verrons dans un instant.
Ces mesures sont donc potentiellement très
intéressantes puisqu’elles permettraient,
par la détection systématique de
tous les évènements, de clore en
même temps les deux échappatoires
évoquées. Le seul problème
est que, si l’on sait produire des paires
d’impulsions intriquées en quadrature
(présentant des corrélations importantes
sur leurs quadratures), il n’est pas évident
de proposer un protocole capable de violer une
inégalité de Bell. Après
une première tentative, où nous
avions proposé un protocole permettant
une violation maximale en utilisant un état
très difficile à générer,
nos collègues de l’université
libre de Bruxelles et nous-même avons suggéré
l’expérience suivante, décrite
sur la figure 3. L’idée est d’utiliser
une source de paires d’impulsions intriquées,
constituée d’un amplificateur paramétrique
optique non dégénéré,
et de réaliser un conditionnement simultané
sur les deux faisceaux issus de cette source :
on considèrera que la source a émis
une paire EPR utilisable si un photon est détecté
sur chaque voie de conditionnement (les paires
d’impulsions émises par la source
contiennent chacune plusieurs photons). Il faut
bien comprendre que les paires rejetées
par le conditionnement le sont au niveau de la
source, ce qui n’est pas gênant. Au
niveau des détecteurs, chaque événement,
parmi les impulsions conditionnées, sera
pris en compte.
Nous avons pu montrer qu’une telle expérience
permettrait de générer des paires
d’impulsions intriquées dans un état
quantique autorisant une violation S=2,046, ce
qui peut être suffisant en utilisant un
nombre d’impulsions adéquat. Si cette
expérience est en soi réalisable,
elle reste un challenge car nous sommes ici aux
limites de nos performances technologiques. Mais
elle pourra définitivement fermer toute
échappatoire, laissant le physicien avec
toute sa perplexité devant une théorie
au champ d’applications très vaste,
à la source des technologies modernes,
mais qui quelque part échappe à
son intuition.
Publication : R. Garcia-Patron
Sanchez, J. Fiurasek,
N.J. Cerf, J. Wenger,
R. Tualle-Brouri, Ph. Grangier,
"Proposal for a Loophole-Free Bell Test Using
Homodyne Detection". Phys. Rev. Lett 93,
130409 (2004).
Pour en savoir plus : contacter Rosa
Tualle-Brouri
Laboratoire Charles Fabry,
Institut d’Optique, Bâtiment 503
Tél. : 01 69 35 88 13 - rosa.tualle-brouri@iota.u-psud.fr
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Sommaire
Les oscillateurs paramétriques optiques à
cavités imbriquées : de nouveaux outils
pour la détection de polluants
La détection à
distance de gaz polluants est une demande sociétale
croissante liée aux exigences environnementales
des citoyens et la montée en puissance des
menaces terroristes. Par exemple, la détection
à distance de molécules comme le méthane
ou les radicaux carbonés qui ont un impact
majeur sur le réchauffement climatique s’effectue
particulièrement bien par sondage spectroscopique
de l’atmosphère en utilisant des sources
optiques cohérentes accordables dans l’infrarouge,
de 3 microns jusqu’à 9 microns. Néanmoins,
la réalisation de telles sources continue
à poser un défi technologique non
encore totalement résolu. Deux voies se dessinent
à l’heure actuelle. D’une part
les sources laser à semiconducteurs qui présentent
l’avantage d’être potentiellement
compactes mais qui nécessitent encore souvent
des moyens de cryogénie et ne couvrent que
de faibles gammes spectrales. D’autre part
les oscillateurs paramétriques optiques qui
ne nécessitent aucune cryogénie et
peuvent couvrir des gammes spectrales correspondant
à des dizaines de diodes laser mais qui présentent
un encombrement et une difficulté de mise
en œuvre qui les confinaient, jusqu’à
il y a encore peu, dans les laboratoires. Ces dernières
difficultés ont été en grandes
parties résolues par une équipe de
l’ONERA, dirigée par Michel Lefebvre
et Emmanuel Rosencher, par la mise
au point d’un nouveau composant l’oscillateur
paramétrique à cavités imbriquées-
qui a récemment démontré sa
capacité à détecter la présente
d’une molécule polluante (N2O) entre
3 et 4 microns [1].
Le principe de l’oscillateur paramétrique
optique est bien connu depuis de nombreuses années.
Un faisceau lumineux issu d’un laser commercial
émettant une longueur d’onde commune
λp (disons 1.06 micron) peut amplifier un couple
de longueur d’ondes (signal λs, complémentaire λc)
dans une région spectrale difficilement accessible
de l’infrarouge, par interaction paramétrique
dans un cristal non linéaire. Les conditions
de conservation de l’énergie des photons
(1/λp=1/λs+1/λc) et de conservation de leur
impulsion (n(λp)/λp=n(λs)/λs + n(λc) / λc où
n est l’indice optique du matériau)
déterminent les longueurs d’onde amplifiées
dans le matériau non linéaire. Ces
longueurs d’onde peuvent être accordées
sur de grandes gammes spectrales, en variant la
température du cristal par exemple. La largeur
de la courbe de gain paramétrique permet
en plus un réglage fin des longueurs d’onde
émises. En faisant résonner l’une
ou les deux ondes paramétriques entre des
miroirs réfléchissants, on obtient
une oscillation paramétrique optique, cohérente
et largement accordable.
La limitation fondamentale de ces sources est liée
aux très faibles valeurs des coefficients
d’amplification paramétrique. Ceci
a deux conséquences très néfastes.
D’abord, afin d’obtenir l’oscillation
avec des lasers de pompe de taille raisonnable,
il est nécessaire de faire résonner
les deux ondes (complémentaire et signal)
: on parle d’oscillateur paramétrique
optique doublement résonnant ou DROPO. Deux
peignes de modes sont alors susceptibles d’osciller
dans la cavité : comme le matériau
non linéaire est dispersif, l’espacement
entre ces modes est différents pour l’onde
signal et l’onde complémentaire. Ces
recouvrements partiels entre peigne de modes dans
la courbe de gain vont donc provoquer des émissions
instables et multi fréquentielles qui rendent
le système inutilisable. Ensuite, comme le
gain paramétrique est très faible,
le moindre ajout d’éléments
optiques dans la cavité détruit l’oscillation.
Donc, pas question d’y inclure un élément
dispersif pour accorder la longueur d’onde.
Ces problèmes ont été récemment
résolus par l’équipe de l’ONERA
en faisant résonner les ondes signal et complémentaire
dans deux cavité distinctes, réalisées
à partir de miroirs diélectriques
(cavités imbriquées présentées
en Figure 1a). Les longueurs des deux cavités
sont suffisamment différentes pour que les
intervalles spectraux entre les peignes de mode
soient eux aussi très différents.
Seul un couple de modes signal- complémentaire
se superpose dans la courbe de gain paramétrique
et l’émission est donc intrinsèquement
mono fréquentielle (Figure 1b). Ainsi le
système breveté par l’Office
bénéficie simultanément des
deux avantages qui étaient antinomiques jusqu’ici
: une émission spectralement pure et un très
faible seuil d’oscillation. Le système
final, pompé par un minilaser, est très
compact (moins d’un litre), robuste, fonctionne
à haute fréquence de répétition
(>10 kHz), présente des plages d’accordablité
sans saut de mode de 5 cm-1 et une largeur de raie
inférieure à 0.005 cm-1 (voir Figure
2a).
Afin de démontrer le potentiel d’application
de cet oscillateur paramétrique optique à
cavités imbriquées (baptisé
ECOPO pour entangled cavity optical parametric oscillator),
une expérience de spectroscopie à
haute résolution a été réalisée
à l’Office. La molécule choisie
est un polluant atmosphérique important :
le N2O. La figure 2b, présentant des spectres
d’absorption infrarouge de la molécule
à 10 hP, montre les performances de l’ECOPO
aussi bien en terme d’accordabilité
qu’en terme de finesse spectrale. Dès
lors, ce composant est en cours d’intégration
dans un Lidar à l’ONERA et doit être
mis en œuvre pour la détection de polluants
atmosphérique sur site aéroportuaire.
[1] A. Desormeaux,
M. Lefebvre, E. Rosencher,
J.-P. Huignard, Optics Letters,
29 , 2887 (2004) : ”Mid-infrared high-resolution
absorption spectroscopy by use of a semimonolithic
entangled-cavity optical parametric oscillator”
Pour en savoir plus : contacter Emmanuel
Rosencher
Tél. : 01 69 93 61 75 - rosencher@onera.fr
ONERA : www.onera.fr
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Entreprises
et Valorisation
Ati Electronique présente le pôle de compétences
S2A au salon RF Hyper
|
|
De
gauche à droite : Max Palierols,
Christophe Tuffier et Gérard
Pinaud, Présidents
respectifs d'Atem, d'Ati Electronique et de
Secel |
Les
trois sociétés françaises Ati
Electronique, Atem et Secel ont profité du
salon RF & Hyper pour promouvoir le pôle
de compétences S2A qu'ils viennent de créer.
Ati Electronique dispose d'un effectif de 120 personnes
et produit des connecteurs multipoints ainsi que
des connecteurs et liaisons optiques pour les applications
militaires, aéronautique, ferroviaires, télécoms,
industrielles et médicales. Atem, fort de
25 salariés également, élabore
des liaisons coaxiales et composants hyper fréquences
actifs et passifs pour les marchés militaire,
aéronautique, spatial, transport et télécoms.
Secel, quant à lui , est un sous-traitant
spécialisé dans les liaisons filaires
(câbles assemblés, harnais) et le câblage
des racks, baies et châssis pour les applications
militaires et industrielles, qui compte environ
25 salariés. L’objectif de ce pôle est de mettre en commun
les compétences respectives des trois sociétés
pour proposer des solutions d'interconnexions spécifiques
innovantes.
"Nous avons souhaité créer
S2A afin de mieux répondre aux attentes du
marché. Au cours de ces dernières
années, chacune des sociétés
constituant S2A a pu noter combien il est important
d’offrir un service complet, autant du point
de vue de l’innovation technologique que de
la compréhension des besoins exprimés.
S2A, nous le voulons pôle de compétences,
avec une étendue de possibilités techniques
dans le câblage et l’interconnexion
complexe. Notre engagement porte sur un service
au quotidien, réactif, avec des efforts permanents
dans la conception de solutions techniques dédiées.
Nous sommes particulièrement fiers aujourd’hui
de déployer ce pôle de compétences
et de vous le présenter", résument
ses trois membres fondateurs.
Pour en savoir plus : contacter Pascal
Slobadzian
Tél : 01 69 36 64 00 - p.slobadzian@ati-electronique.fr
Ati Electronique : www.ati-electronique.fr
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Le campus de Marcoussis
Bienvenue à CETH, nouvel
arrivant au sein de la pépinière Innov'valley
CETH, est
une société créée en
1997 par Claude Etiévant,
son Directeur fondateur. La société,
aujourd’hui constituée de sept salariés,
a réellement vu démarrer ses activités
en 2000. CETH est avant tout une société
de recherche qui se finance via les programmes européens
(STREP, PCRD), les programmes nationaux (PACO, ADEME)
et les contrats auprès d’industriels
(Technicatome, Areva, DGA). Elle développe
des membranes pour les procédés de
purification d’hydrogène par voie électrolytique
(électricité et voie humide) et par
combustion liquide/solide d’hydrocarbures
(gaz naturel) et biocombustible (bioéthanol).
En 2004, la société a réalisé
un chiffre d’affaires de 600 000 euros et
estime le chiffre d’affaires potentiel pour
2005 à 1 million d’euros.
Aujourd’hui,
CETH, intègre progressivement la pépinière
Innov’valley où elle occupe déjà
cinq bureaux et un laboratoire. Elle prévoit
de s'y installer définitivement dans les
prochains mois.
Pour en savoir plus : contacter Claude
Etiévant
Tél : 01 69 33 33 83 - etievant@poly.polytechnique.fr
CETH : www.ceth.fr
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Succès
du séminaire d'Alfaphotonics autour des nouvelles
technologies pour la vidéosurveillance
Les
22 et 23 mars derniers, Alfaphotonics
a
organisé un séminaire qui a réuni
plus de 70 clients et fournisseurs sur deux jours
: ADP, Alcatel,
la DGA, EADS, la SNCF... étaient
ainsi présents au sein du campus de Marcoussis.
Il s'agissait de présenter
de nouvelles technologies pour la
CCTV (Closed Circuit Television) de deux de ses
partenaires : Dallmeier
et Flir
Systems.
|
Système
de traitement d'images pour la surveillance
Dallmeier
|
Caméra
de surveillance Flir Systems |
Présentation
des produits Dallmeier |
La
vaste gamme de produits Di-Detector de
Dallmeier répond à plusieurs besoins
: la surveillance des objets d’art dans les
galeries et musées, la signalisation des
objets en approche – très utile pour
les bateaux dans les écluses – l’enregistrement
de données de circulation, la reconnaissance
de plaques, le comptage de personnes et la reconnaissance
de containers.
À partir de mai 2005, Dallmeier mettra sur
le marché ses propres caméras. Avec
cette nouveauté, le fabricant allemand souhaite
améliorer la qualité d'acquisition
des images et, du même coup, offrir des possibilités
de surveillance accrues.
Dans
un second temps, Alfaphotonics a présenté
les caméras de sécurité développées
par Flir Systems. Ces dernières ont été
conçues pour assurer la sécurité
des biens et des personnes dans le cadre d’applications
civiles et militaires. Elles se basent sur un principe
de détection qui repose sur la vision infrarouge
grâce à l’utilisation de caméras
thermiques. Les caméras de Flir Systems permettent
la détection de toute trace de chaleur même
à longue distance, ainsi que la détection
d’objets et de personnes dans l’obscurité
totale, à plusieurs centaines de mètres.
Elles peuvent également fournir une image
nette de la scène filmée même
en présence de fumées denses, de brouillards
épais ou de poussières fines. Enfin,
ces caméras peuvent être invariablement
utilisées de jour comme de nuit, hiver comme
été, car elles sont totalement insensibles
aux variations de température du milieu ambiant.
Pour en savoir plus : contacter Brice Kerrinckx
Tél : 01 69 63 26 08 - brice.kerrinckx@alfaphotonics.com
Alfaphotonics : www.alfaphotonics.com
Dallmeier
:
www.dallmeier-electronic.com
Flir : www.flir.fr
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Nouveaux produits |
 |
Tables de déplacement très haute
précision de BV-Systèmes
Les
tables de déplacement plan sont constituées
d'un plateau sur coussin d'air mû au moyen
de 3 ou 4 champs magnétiques contrôlés
par DSP. Elles permettent des déplacements
aussi bien très lents (1 µm/sec)
que très rapides (500 mm/sec) avec une
précision de 0,2 µm à 1 µm
sur tout le parcours de déplacement choisi.
La trajectoire de la table est facilement programmable
par G-code. Les applications concernent entre
autres les études de paires de matériaux,
les traitements et inspections de surface (wafer,
micro-assemblage), les systèmes de balayage
optique ou mécanique, les systèmes
de découpe laser et de gravure nécessitant
une très grande précision. Pour
parfaire le tableau, elles sont silencieuses et
adaptées aux salles blanches.
Pour en savoir plus : contacter
Bernard Vieille
Tél. : 01 30 57 49 45
- bernard.vieille@bv-systemes.fr
Bv-Systèmes : www.bv-systemes.fr
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Hamamatsu présente la nouvelle génération
de photomultiplicateurs à galettes de microcanaux
Les
photomultiplicateurs à galettes de microcanaux
(MCP-PMT) sont des PMT pour lesquels la structure
d'amplification des électrons habituelle
(dynodes) est remplacée par un ou deux
étages de galettes de microcanaux (MCP).
Cette structure d'amplification à base
de MCP permet de diminuer le temps de montée
du détecteur, ainsi que l'incertitude sur
le temps de transfert des électrons (TTS).
Habituellement situées dans le domaine
"nanoseconde", ces caractéristiques
sont, pour un MCP-PMT situées vers la centaine
de picosecondes. La détection de signaux
lumineux très faibles avec une très
grande précision temporelle devient possible
avec de tels détecteurs.
Les
photocathodes de ces MCP-PMT étaient
jusqu'à présent fabriquées
avec les mêmes matériaux que les
PMT classiques : "bi-alkali", "solar
blind" et "multialkali". Grâce
aux travaux menés au sein de son laboratoire
de recherche sur les matériaux, Hamamatsu
présente la nouvelle génération
de MCP-PMT avec des photocathodes à base
de semi-conducteur III-V. Ainsi le MCP-PMT R3809U-64
(GaAsP) possède une efficacité
quantique supérieure à 40% à
580 nm, ainsi qu'un temps de montéee
de 200 ps et un TTS de 100 ps. La version avec
photocathode GaAs (R3809U-61) permet quant à
elle de détecter jusqu'à 920 nm,
tout en offrant les mêmes caractéristiques
temporelles.
Grâce
à leurs qualités de sensibilité
et de rapidité, les MCP-PMT Hamamatsu
R3809U-64 et R3809U-61 trouvent leur place dans
des applications telles que la spectroscopie
résolue en temps ou bien la mesure de
durée de vie de fluorescence.
Pour en savoir plus : contacter
Mathieu Séménou
Tél. : 01 69 53 71 00
- msemenou@hamamatsu.fr
Hamamatsu : www.hamamatsu.fr
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Brio,
dernier
né des lasers Quantel
Brio
complète la gamme des oscillateurs Nd:YAG
compacts. Ce nouveau laser pulsé, très
compact, délivre une énergie de 120mJ
par impulsion dans l’infrarouge.
Il
peut être équipé de générateurs
d'harmoniques sous forme de modules interchangeables,
et d’un atténuateur d’énergie
motorisé. Une version double impulsion est
également disponible pour les applications
PIV. Pour ce nouveau laser, l’accent a été
particulièrement mis sur l'efficacité,
la fiabilité, l’ergonomie et la facilité
de maintenance. Les premiers systèmes, qui
ont été livrés fin 2004, sont
utilisés en spectroscopie par fluorescence
(LIF) et par émission (LIBS).
De
nombreux Brio sont actuellement en cours
de fabrication et seront prochainement livrés
dans le monde entier.
Pour en savoir plus : contacter Philippe
Aubourg
Tél : 01 69 29 17 02 - philippe.aubourg@quantel.fr
Quantel : www.quantel.fr
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Zoom
sur ... |
 |
Compte-rendu
du Rendez-vous d'Opticsvalley
: "La Mesure dimensionnelle... du kilomètre
au nanomètre"
À l'occasion
de cette animation, organisée par Opticsvalley
et l'Ecole Polytechnique, l'assistance composée
d'une cinquantaine de participants a pu découvrir
les technologies optiques de mesures sans contact
grâce
aux témoignages d'acteurs reconnus et innovants
du domaine.
Pascal Bradu, Délégué
à la valorisation de la Recherche de l'Ecole
Polytechnique a montré l’importance
de la recherche et de la coopération avec
l’industrie et notamment en optique, au
sein de l’Ecole Polytechnique ; puis Christian
Maennel, Directeur des programmes
commerciaux de CILAS a présenté
les différentes applications des lasers
dans la mesure longue distance et dans des mesures
plus réduites comme la granulométrie.
Véronique Newland, Directeur
Général de New Vision Technologies
a évoqué les compétences
de sa société dans la mise au point
de nouvelles méthodes de mesures basées
sur le traitement de l’image et du signal.
Olivier Berrouiguet, Directeur
Général France de Taylor-Hobson
a abordé le thème de la mesure dimensionnelle
micro et nanométrique sans contact. Enfin,
Enric
Garcia Caurel,
du Laboratoire de Physique des Interfaces et Couches
Minces (LPICM) de l'Ecole Polytechnique a présenté
la mesure in situ et en temps réel des
couches minces.
Ce Rendez-vous, qui a rencontré un franc
succès, s'est poursuivi par la visite du
LPICM.
Afin d'en savoir plus, vous pouvez retrouver sur
Internet le reportage
réalisé par Télessonne
à cette occasion (vidéos en ligne/Le
journal/Vendredi 25 mars, le reportage sur cette
manifestation débute à
6 min 19).
De plus, le compte-rendu complet de la manifestation
comprenant la liste des participants, les photos
et les présentations est désormais
disponible en téléchargement dans
l’Espace
membres du site d'Opticsvalley
(réservé aux adhérents).
Pour en savoir plus : contacter Julien
Amouroux
Tél : 01 69 31 75 13 -
j.amouroux@opticsvalley.org
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mars / avril 2005
Sommaire
Opticsvalley
était présent au salon Solutions
Vision
Opticsvalley
était présent au salon Solutions
Vision organisé par le BIRP. Ce salon
s'est tenu à Paris Expo, Porte de Versailles
du 5 au 7 avril. Il a été l'occasion
de découvrir ou de redécouvrir les
savoir-faire de quatre entreprises d’optique.
Photon
Lines : spécialiste de la distribution
de matériel optique et opto-électronique,
qui inclut les caméras CMOS, cette entreprise
élabore des caméras intelligentes
pour le contrôle de forme, le contrôle
d’aspect ou la mesure dimensionnelle.
ActiCM
a fait la démonstration d’une technologie
de mesure et de numérisation 3D couplant
de façon unique les principes de la photogrammétrie
et le traitement informatique de l'image.
Phasics,
qui propose un analyseur de surface d’onde
offrant de nouvelles perspectives pour lamétrologie,
le contrôle de pièces optique, la mesure
de la rugosité, a donné son point
de vue sur les aspects dimensionnels de la vision.
Lord
Ingénierie, ce concepteur et fabricant
des produits optiques et optoélectroniques,
qui propose une gamme complète de produits
visioniques notamment dédiés au contrôle
en défilement pour les objets métalliques,
a présenté un exemple d’application
de vision industrielle pour l’industrie de
la métallurgie.
Opticsvalley,
en tant qu’animateur du réseau optique-photonique
francilien a contribué à la participation
de Phasics et Lord Ingénierie.
Pour en savoir plus : contacter Sébastien
Magnaval
Tél : 01 69 31 60 82 - s.magnaval@opticsvalley.org
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mars / avril 2005
Sommaire
Opticsvalley
participe à OPTRO 2005
Organisé
par l’AAAF du 9 au 12 mai au Ministère
de la Recherche, OPTRO est le forum où sont
présentés et discutés les nouveaux
concepts techniques issus de la R&T tout en
proposant des applications potentielles dans les
domaines aussi variés que sont la défense,
la sécurité et le civil.
Ce
congrès propose quatre journées consacrées
à des communications orales et sur panneaux,
des conférences invitées et une exposition.
L’optronique
de défense sera abordée sous différents
angles que sont les composantes aéroportées,
spatiales, terrestres et marines. L’optronique
de sécurité, technologie avec des
applications et des exigences émergentes,
sera également présentée.
Enfin, l’analyse de l’optronique civile
permettra de se pencher sur des avancées
technologiques au service de besoins variés
tels que le secteur médical, les communications
embarquées, les transports, l’instrumentation,
les nouveaux matériaux...
L’exposition
industrielle aura pour but de valoriser les résultats
techniques, technologiques et de recherche des entreprises
et laboratoires de ce domaine. Elle sera le point
focal pour les rencontres entre sociétés
exposantes, participants de la conférence,
équipementiers, maîtres d'œuvre
et donneurs d'ordres. Opticsvalley
participera à cette exposition en y tenant
un stand.
Pour en savoir plus : contacter
Claude Frédéric (AAAF)
Tél. : 06 08 01 66 51 - clfrederic@wanadoo.fr
AAAF : optro2005.colloques-aaaf.com
© Lumière, Opticsvalley,
mars / avril 2005
Sommaire
Le dossier du mois |
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La filière optique-photonique francilienne
en 2004
L’optique
est une science qui étudie l’émission,
la transmission, la manipulation et la détection
de la lumière. Le domaine spectral couvert
par l’optique est très étendu,
couvrant des rayonnements X aux ondes millimétriques
ce qui lui permet d’intervenir dans de nombreux
domaines. L’optique est devenue une technologie
clef des marchés tels que l'affichage, l'audiovisuel
numérique, les télécommunications
et les technologies de l'information lunetterie,
l’éclairage, la visualisation et l’imagerie,
les télécommunications, l’instrumentation,
les applications militaires, le multimédia,
le spatial et enfin le domaine médical et
la biologie.
Contexte
économique mondial de l’optique
Le bilan économique en 2004 incite à
un optimisme mesuré mais réel car
malgré la crise des années 2001-2002,
la croissance de cette filière est restée
fortement positive, avec une disparité importante
entre les secteurs. Le marché mondial de
l'optique-photonique représentait 184 milliards
de dollars en 2003, en croissance de 15% par rapport
à 2002 selon la Photonics Industry and Technology
Development Association (PIDA). Ce dernier constat
a été aussi souligné par Lucent
dans un récent article publié dans
le journal Les Echos évoquant la
stabilisation du marché des télécoms
en 2004.
Les secteurs les plus touchés par la crise
ont, ainsi renoué en partie avec la croissance,
souvent au prix de certains sacrifices et en adoptant
de nouvelles stratégies. Ainsi, en réaction
à la crise des télécoms et
aux risques liés à la monospécialisation,
certaines entreprises optiques ont engagé
une diversification de leurs marchés. Les
espoirs de croissance sont particulièrement
fondés en défense, sécurité
et biotechnologies, des domaines où les technologies
optiques sont applicables sans modifications majeures.
En sécurité et en militaire, le marché
est tiré notamment par les technologies infrarouges,
mais aussi par les lasers et les systèmes
de détection de substances chimiques illicites
et dangereuses. Autre marché d'avenir, celui
de la biologie et de la médecine, sur des
axes aussi porteurs que la tomographie cohérente
optique, l’interférométrie,
les capteurs optiques, l’imagerie médicale,
la spectroscopie ou les nanotechnologies appliquées
à la médecine. Les acteurs du marché
reconnaissent que ce secteur n’aura pas le
même taux de croissance que celui des télécommunications,
ni des bénéfices comparables. Cependant,
la croissance sera plus durable. Enfin, les industriels
sont friands de marchés de niche comme celui
de l'éclairage pour les transports, où
se positionnent des sociétés productrices
de lasers à semi-conducteurs.
Sur le marché des télécommunications,
les grandes tendances économiques actuelles
sont redevenues encourageantes. En témoigne
la croissance actuellement vive en équipements
pour les réseaux métropolitains. Si
les réseaux optiques installés pendant
la période 1999-2001 continuent d'absorber
la croissance de la demande en bande passante du
coeur des réseaux, la demande des particuliers
et des entreprises pour la boucle locale continue
à doubler chaque année. Autre signe
encourageant, la stabilité du nombre de faillites
d’entreprises, tant au niveau des vendeurs
que parmi les systémiers. A titre d'exemple,
les entreprises de fabrication de composants télécoms
commencent à voir le bout du tunnel, après
avoir surmonté une phase de diversification
forcée et de délocalisation de la
production dans des régions à faible
coût de main d’œuvre (Asie principalement).
Le marché des équipements de télécommunications
utilisant les technologies optiques est tiré
par les équipements de nouvelle génération,
comme les commutateurs optiques et les équipements
pour réseaux métropolitains. Si la
croissance est plus lente que pendant la période
de la bulle des télécoms, le cabinet
RHK annonce néanmoins dans ce secteur des
composants optiques, une hausse en 2004 de plus
de 15 % par rapport à la même période
de l’année précédente.
En revanche, le marché des produits liés
à la transmission longue distance et les
brasseurs optiques demeure toujours orienté
à la baisse. A ces deux stratégies
adoptées par les industriels, différenciation
de l’offre et réduction des coûts
par la délocalisation, vient s'en ajouter
une troisième, une augmentation de l'offre
de solutions à haute valeur ajoutée,
par renforcement de la R&D.
Le marché optique classique connaît
aussi une croissance soutenue, à l’image
d'Essilor dont le résultat net augmente de
13,4 % en 2004.
Il
faut souligner que la crise des télécoms
a modifié certains des maillons de la chaîne
de valeur. La délocalisation de la production
des composants par exemple vers des pays à
plus faible coût de main d’oeuvre a
obligé certains acteurs à se déplacer
vers le haut de cette chaîne. Ainsi, des sociétés
offreuses de composants se sont déplacées
vers une offre d’équipements, et les
équipementiers vers une offre de systèmes.
Conséquence, les sociétés d’intégrations
(les intégrateurs) représentent une
partie importante du paysage économique mondial.
Cette tendance se confirme également en Ile-de-France
où parmi les briques technologiques de la
Région, les intégrateurs joue un rôle
important.
La filière optique-photonique
en Ile-de-France
Industrie
La
filière optique-photonique francilienne recense
390 entreprises. On peut classer ces entreprises
en fonction de leur taille (nombre de salariés
et chiffre d’affaires), des marchés
desservis (aéronautique, automobile, TIC,
spatial-défense) et de leur positionnement
sur la chaîne de valeur (conception de composants
optiques, distribution, représentation, prestation
de service). La proximité géographique
entre le département de l’Essonne qui
arrive en tête des départements franciliens
pour le nombre d'entreprises de l’optique,
et les Yvelines où la densité d’entreprises
d’optique-photonique est la plus forte (si
l'on intègre à cette analyse le chiffre
d’affaires et le nombre d’emplois),
souligne ainsi la logique de cluster du territoire
du sud ouest francilien. Ainsi, la filière
optique-photonique en Ile-de-France représente
un CA de 8 milliards d’euros. Après
la crise du secteur des télécommunications,
cette filière se porte bien et est riche
de 21 000 emplois privés. L’innovation
continue à jouer un rôle primordial
dans la compétitivité du territoire
francilien et, dans ce sens, les femmes et hommes
de la recherche publique et privée contribuent
à son excellence. En effet, en 2004, 465
brevets ont été déposés
dans le domaine de l’optique-photonique.
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Quantel
Interview
d'Alain
de Salaberry,
Président-Directeur Général
de Quantel
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Le
chiffre d'affaires du fabricant
de lasers Quantel a atteint 35,8
M€ en 2004, pour un effectif
d'environ 230 personnes, dont 60
aux Etats-Unis. Cette légère
baisse du CA enregistrée
par rapport à 2003, s'explique
par un contrat exceptionnel de 6
M€ remporté aux Etats-Unis
et entièrement facturé
sur l'exercice précédent.
De plus, la forte de baisse du dollar
sur la période a diminué
le CA consolidé en Euros
de Big Sky Laser Technologies, la
filiale américaine de Quantel.
En retraitant le CA hors contrat
exceptionnel et à dollar
constant, l'évolution par
rapport à l'année
précédente est estimée
à +8%. Ce résultat
est meilleur que les +5% qui avaient
été annoncés
en cours d'année. Le résultat
d'exploitation est de 2,2 M€
et le résultat net atteint
3 M€ grâce à un
profit exceptionnel de 1 M€.
"Analysé par activités,
ce bilan financier est satisfaisant
à la fois sur le marché
industriel et scientifique des lasers
nanosecondes et sur celui du médical"
estime Alain de Salaberry,
PDG de Quantel.
Sur
le marché industriel et scientifique,
Quantel est numéro un mondial
sur les lasers oscillateurs compacts
nanosecondes. La société
est présente sur une multitude
de marchés, comme la LIBS
(Laser Induced Breakdown Spectroscopy),
la PIV (Particule Image Velocimetry)
ou la réparation de masques
pour écrans plats (plasma
ou LCD), un marché en forte
expansion qui exploite les différentes
longueurs d'ondes des lasers Nd:YAG.
La croissance s'est aussi poursuivie
l'an dernier grâce à
la vente de lasers spéciaux,
comme le laser de pompe du projet
LASERIX, ou la réalisation
du laser embarqué sur satellite
dans le cadre du programme Aladin
(Atmospheric Laser Doppler Instrument)
de l'ESA. Le lancement du Brio,
nouvel oscillateur compact, va permettre
à Quantel de confirmer sa
position de leader en 2005. Par
un effort important de développement
sur les lasers Nd:YAG de plus forte
puissance et sur les lasers à
colorants, Quantel continuera d'être
un partenaire important pour la
recherche en spectroscopie.
En
médical, Quantel est présent
sur deux domaines, l'ophtalmologie
et la dermatologie. En ophtalmique
où l'activité était
en progression légère
sur 2004, l'objectif 2005 est de
mettre sur le marché deux
photo-coagulateurs (des lasers verts
pompés par diodes pour la
chirurgie rétinienne) et
un nouvel échographe. "Notre
but est d'alimenter la filiale américaine,
précise Alain de
Salaberry. Nous sommes
actuellement bien positionnés
en échographie mais nous
avions besoin de nouveaux produits
laser adaptés au marché
US." En dermatologie,
l'activité a connue une hausse
significative de +40%, atteignant
un CA de 4 M€. Le marché
mondial de la dermatologie, estimé
à 800 M€, est lui-même
en progression de +30%. Quantel
est en phase d'implantation aux
Etats-Unis dans ce domaine grâce
à Medsurge, un partenaire
distributeur. "Quantel
a acquis 5% du capital de Medsurge,
explique Alain de Salaberry,
une société qui
a vu son CA passer de 1,5 M€
à 10 M€ en un an grâce
à son approche originale.
Ils proposent en effet aux médecins
généralistes un service
complet d'activités de dermatologie/esthétique,
non seulement une gamme complète
de lasers mais aussi un support
de formation, un support de marketing
ainsi qu'un plan de financement
et un éventuel plan immobilier
pour acquérir de nouveaux
locaux."
En
2005, l'activité va continuer
à progresser. L'investissement
commercial va s'intensifier sur
le marché de l'ophtalmologie
aux Etats-Unis, avec plusieurs centaines
de milliers d'euros qui seront investis
sur quelques vendeurs directs. L'accroissement
de l'effort de R&D va aussi
se poursuivre, le montant 2004 étant
déjà de 3,9 M€,
soit 11% du CA. Les demandes à
satisfaire sont variables suivant
les marchés. En scientifique
et industriel, la demande porte
avant tout sur des produits industriels
plus compacts, moins chers et avec
une plus grande fréquence
de tirs. En ophtalmologie, on note
aussi ce besoin de compacité
et d'économie, en revanche
les performances sont stables, d'où
une importance accrue de l'ergonomie
et l'esthétique dans les
programmes de développement.
En dermatologie, le marché
est à un stade un peu différent,
avec une évolution très
rapide des produits, et l'apparition
de nouvelles applications. Quantel
se positionne sur quelques produits
originaux de la gamme. "Au
final, l'an dernier, 48% de notre
CA a été réalisé
en médical, et 52% en scientifique
et industriel, conclut Alain
de Salaberry,
nous allons continuer à maintenir
cet équilibre à 50/50
sur les deux marchés. Enfin,
pour accompagner notre développement,
nous allons procéder à
une augmentation de capital, ouverte
au public, qui sera effective à
mi-avril, et qui va porter sur un
montant de 4 M€."
Quantel
: http://www.quantel.fr
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Des
21000 emplois directs en 2003, plus de 16000 sont
localisés dans le sud-ouest francilien.
Un marché de l’emploi hautement qualifié
grâce à la présence de leaders
mondiaux (Alcatel, Thales, Sagem…) de l’industrie
de l’optique et d’écoles et
universités dispensant des formations de
haut niveau dans les métiers de l’optique.
Les ¾ des emplois dans l’industrie
de l’optique sont ainsi concentrés
dans quatre départements. La moitié
des emplois en optique sont concentrés
en Essonne et dans les Yvelines, avec 5000 salariés
pour chacun d'entre eux.
Les
chiffres d’affaires confirment l’analyse
des chiffres de l’emploi. Deux départements,
l’Essonne et les Yvelines réalisent
environ 1,5 milliard d’euros de chiffre
d’affaires chacun. Deux autres départements,
Paris et le Val-de-Marne (grâce à
la présence déterminante d’Essilor
International) comptabilisent plus d’un
milliard d’euros de chiffre d’affaires.
Soit un total de 8 milliards d’euros de
chiffre d’affaires constitué par
l’industrie francilienne de l’optique
en 2003.

Par
ailleurs, l’analyse de la structure d’âge
des entreprises nous permet de mieux comprendre
la dynamique de l’industrie optique-photonique
francilienne. En effet cette analyse vient en
complémentarité avec les "photos"
instantanées de l’industrie (nombre
d’entreprises, emplois, chiffre d’affaires,
nombre de brevet)... Nous constatons que plus
de 50% des entreprises créées ces
cinq dernières années sont localisées
en Essonne, comme l'atteste le graphique ci-dessous.

Structure
d'âge des entreprises de l'industrie optique
francilienne
Avec
19% de jeunes entreprises (8% ont moins de 3 ans,
11% ont entre 3 et 5 ans) et 81% d'entreprises
de plus de 5 ans, le réseau optique-photonique
présente un très bel équilibre
entre innovation et maturité.
Panorama
technologique
L’année 2004 a été
riche en nouveautés technologiques pour
le réseau francilien. Citons, par exemple,
le capteur de proximité optique pour appareils
mobiles d’Agilent Technologies, une technologie
qui peut s’utiliser dans les téléphones
mobiles, pour quitter le mode mains libres lorsque
l’écouteur est près de l’oreille,
dans les imprimantes pour détecter le bord
de feuille, etc…
Toujours dans le même domaine d’application,
citons le lancement par Sagem du myX-6,
un téléphone-caméra haute
qualité. Equipé d'une caméra
CCD assurant une bonne qualité d'image
même dans des conditions lumineuses faibles
ou avec des sujets en mouvement, d'un écran
TFT (transistor en fil mince), d'un choix entre
trois focales, le myX-6 reste un téléphone
portable léger (106 gr) et de petite taille
(110x46x22mm). L'écran de taille 32x40mm
comporte 12 lignes. La transmission obéit
à la norme GPRS classe 10. La résolution
VGA de la caméra (640x480 pixels) permet
en plus d'envoyer des photos à une adresse
e-mail, ou de les stocker.
Un autre domaine technologique qui a connu un
essor significatif en 2004 est celui des fibres
structurées, développées
au sein de l’unité Fibres et Composants
de la branche Recherche et Innovation (R&I)
d’Alcatel sur le site Marcoussis. Une fibre
a été en effet réalisée,
constituée d’une âme en verre,
d’une couche d’air et d’une
fine couche de verre entourant et protégeant
le tout ; cette coque de verre étant simplement
reliée au reste par des "ponts"
de verre d’épaisseur sub-micronique.
Grâce à cela l’ouverture numérique
a été multipliée par quatre
par rapport à l’état de l’art
tout en obtenant une excellente résistance
mécanique.
Si de telles réalisations avaient déjà
été montrées dans la littérature
(fibres dites "air clad"), les équipes
d’Alcatel R&I ont poussé le concept
plus loin en y intégrant une structure
monomode avec un dopage erbium (Er) en anneau,
réalisant ainsi une fibre double cœur
pour amplificateur optique. La pertinence d’une
structure double cœur avec dopage en anneau
avait déjà été montrée
par ces mêmes équipes. Une telle
structure permet d’obtenir de très
forts rendements de conversion de puissance sans
faire appel à un codopage ytterbium (Yb).
Il a été ainsi possible d’utiliser
la même matrice que pour les fibres dopées
Er WDM d’Alcatel et de bénéficier
donc de l’excellent compromis largeur /
platitude qu’offrent ces fibres sur l’ensemble
des bandes C ou L. Cette fibre a permis la première
réalisation au monde d’un amplificateur
optique entièrement fibré avec une
fibre "air clad".
Le regain d'intérêt pour le 40 Gbit/s
confirme des perspectives prometteuses sur ce
marché croissant pour des start-ups telles
que Aevix
Systems, membre du programme Entrepreneurs
d'Opticsvalley. En effet, cette
jeune société, essaimée d'Alcatel,
se propose de commercialiser dès 2006 une
nouvelle génération de transpondeurs
40 Gbit/s s'enfichant directement sur les cartes
de transmissions des équipementiers tels
que ceux cités précédemment.
Son approche permet de réduire de manière
importante les coûts d'acquisition et de
maintenance de ces équipements, afin de
rendre le 40 Gbit/s plus compétitif. Un
problème qui a constitué jusqu'à
présent le principal frein à son
déploiement.
Aevix
facilite le haut débit
Interview de Nabil Sahri,
Directeur d'Aevix
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Créée
en février 2004, la société
Aevix est spécialisée
sur les modules de transmission
optique à haut débit
pour systèmes de transport
et de routage, destinés aux
équipementiers telecoms.
Cette société indépendante,
fondée par d'anciens employés
d'Alcatel, est issue d'un essaimage
du constructeur français.
Leur point fort est de proposer
des sous-systèmes pour le
réseau de future génération
à 40 Gbits/sec. Ce marché
a démarré en 2005,
avec de premiers réseaux
déployés en Allemagne
et aux Etats-Unis, par des acteurs
comme Cisco, Marconi ou Siemens,
mais le démarrage réel
du marché est prévu
pour la fin de la décennie.
"Notre objectif, précise
Nabil Sahri, Président
d'Aevix, est de développer
ces interfaces, avec leur intégration,
pour pouvoir sortir de premières
offres vers fin 2005. Notre objectif
d'industrialisation est d’atteindre
plusieurs dizaines de milliers de
pièces en 2009."
En concurrence avec d'autres startups
souvent plus anciennes, ils sont
actuellement cinq personnes et prévoient
de passer à dix personnes
à la fin de l'année,
pour assurer la sortie des premiers
produits intégrés.
"Nous
fabriquons des sous-systèmes
de nouvelle génération,
plus compacts, moins coûteux,
ils consomment moins, et sont
plus faciles à utiliser,
explique Nabil Sahri.
Leur insertion dans les cartes
est facilitée, et surtout
il n'y a pas besoin d'arrêter
le système pour les enficher.
L'enfichabilité de type
"plug and play" est
optique et électrique.
Nous exploitons deux technologies,
un sous-ensemble d'émission
et de réception optique,
et un ASIC électronique,
pour lequel nous sommes en train
de mettre en place un nouveau
standard." Depuis que
la fabrication des cartes a été
déléguée
par les constructeurs, les équipementiers
ont en effet mis en place des
standards, dont le très
populaire XFP ou le SFI5. Aevix
travaille avec les organismes
de certification pour développer
le futur standard, dont le nom
technique provisoire est le SFI5-2.
"Destiné au 40
Gbits/sec, avec 4 trains à
10 Gbits/sec, l'idée de
ce standard porte sur la densification
de l'interface, ajoute Nabil
Sahri, il
est absolument vital pour nous,
à la fois de développer
un nouveau standard crédible,
et d'obtenir un accord multi-fournisseurs.
L'objectif est de rassurer les
constructeurs sur la pérennité
de leurs approvisionnements."
Pour l'instant, Aevix propose
déjà des briques
de base ("smart modules")
pour les transpondeurs, destinés
aux prototypage ou pour d'autres
segments de marché comme
l'instrumentation. Il s'agit d'amplificateurs,
pour le pilotage de modules optiques,
de circuits de décision,
et en codéveloppement avec
Photline,
de modules amplificateurs avec
leur modulateur.
Aevix : http://www.aevix.com/
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Le
redémarrage de la filière optique-photonique
a été également confirmé
par le nombre record de start-ups suivies par
Opticsvalley, qui ont levé
en 2004 un million d’euros dans le cadre
du 6ème Concours Palmarès des 83
projets "création développement".
Il
s’agit des projets :
• Force-A : développement, production
et commercialisation de capteurs optiques de la
végétation,
• Micro Pointe Optique – exploitant
I'industrialisation d'un procédé
breveté de réalisation de composants
submicroniques à base de matériaux
photosensibles pour des applications en optique,
opto-électronique et instrumentation pour
les nanotechnologies,
• Solutions LIDAR pour l'environnement -
Afin de mieux connaître l'impact des particules
atmosphériques sur l'environnement, le
climat et la santé, AIR2 offrira des systèmes
de mesure simples, conviviaux, légers et
peu onéreux, s'appuyant sur des instruments
de type LIDAR (Light Detection and Ranging), cousin
du radar mais utilisant des longueurs d'onde situées
dans le spectre lumineux,
• Projet de développement d'un système
de visualisation stéréoscopique
permettant la réalité virtuelle
ou la réalité augmentée,
• Suite de logiciels pour le traitement
de données interférométriques
- se basant sur les travaux de recherche récents
en physique théorique, le projet Phasique
a mis au point des algorithmes numériques
très innovants en imagerie interférométrique
qui trouvent leurs applications dans les secteurs
de la télédétection, de la
métrologie optique et de l'imagerie médicale.
La recherche
La
filière optique-photonique en Ile-de-France
telle que présentée dans l'annuaire
Opticsvalley, édition 2005
(à paraître) est riche de 95 laboratoires
de recherche publique. Ces laboratoires emploient
plus de 2600 chercheurs (hors doctorants et ingénieurs
de recherche).
Le graphique ci-après montre la répartition
des laboratoires de recherche par département
:
La diversité des préoccupations des
professeurs et maîtres de conférences
des universités, chercheurs, ingénieurs
et techniciens des organismes publics de recherche,
post-doctorants et doctorants travaillant dans les
laboratoires de recherche franciliens est considérable.
Pour en donner une vision synthétique, précisons
que les universités de Paris 6 (Pierre et
Marie Curie), Paris 7 (Denis Diderot), Paris 10,
Paris-Sud 11, Paris 12 (Paris-Val de Marne), Cergy-Pontoise,
Evry-Val d’Essonne, Marne-la-Vallée
et Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines sont mentionnées,
ainsi qu’un bon nombre de grandes écoles
: les Ecoles Normales Supérieures de la rue
d’Ulm et de Cachan, l’Ecole Polytechnique,
l’Ecole Nationale Supérieure des Techniques
avancées (ENSTA), l’Ecole supérieure
de Physique et de Chimie industrielles (ESPCI),
Télécom Paris, l’Institut national
des Télécommunications à Evry,
Supélec, SupOptique, l’Ecole Nationale
Supérieure de Chimie de Paris, l’Ecole
Centrale de Paris. Parmi les organismes, on compte
le CEA, l’ONERA, l’Observatoire de Paris,
l’Institut Pasteur, ainsi bien sûr que
le CNRS, presque toujours associé à
des établissements d’enseignement supérieur
pour assurer la tutelle des laboratoires.
Au cœur de la recherche en optique, une trentaine
de laboratoires conduisent des recherches sur les
aspects fondamentaux de l’interaction entre
la lumière et la matière, mettent
au point de nouveaux lasers, étudient les
matériaux à fonctions optiques spécifiques
et en élaborent de nouveaux, analysent les
champs électromagnétiques dans les
nanostructures et perfectionnent les techniques
de fabrication de ces dernières. [NDLR
: le magazine Lumière rend compte
de leurs travaux en détail en consacrantchaque
mois une étude à l’un d’eux
sous la rubrique "Laboratoire à la Une"].
| CLIPS
: les maîtres des lasers se
fédèrent
Interview de Jean-Paul Chambaret,
chercheur au LOA et responsable du
développement de CLIPS |
|
 |
La
fédération CLIPS (Coopération
des Lasers Intenses du Plateau de
Saclay), créée il
y a moins d’un an, mutualise
les compétences de huit laboratoires
qui travaillent sur les lasers intenses.
La création de cette structure
transversale permet d'optimiser
l'utilisation des outils et des
équipements et de répondre
aux projets de manière plus
concertée et plus efficace.
"Cette coopération
n'a pas encore de structure juridique
légale, précise
de Jean-Paul Chambaret,
chercheur au LOA et responsable
du développement de CLIPS,
l'idée est de démontrer
sa pertinence aux différentes
tutelles des laboratoires impliqués,
même sans budget de fonctionnement
pour l’instant. Nous avons
avancé ces derniers mois
en mettant en place des ateliers
de travail sur quatre thématiques
principales." Un premier
thème traité en ateliers
concerne tous les laboratoires.
Il porte sur l'élaboration
d'une stratégie de prise
en charge de la sécurité
oculaire, pour la prévention
des accidents dus aux lasers. Trois
autres thèmes concernent
la recherche. Un de ces thèmes
porte sur l'utilisation des diodes
pour pomper les lasers de puissance.
Un autre sujet important est la
mutualisation des codes de propagation.
Ce savoir-faire développé
de manière isolée,
souvent par les thésards
ou les post-docs, disparaît
avec leur départ. L'idée
est de faire un club d'utilisateurs,
qui assure la diffusion et la pérennité
de ces codes. Enfin, un troisième
thème porte sur la mise en
commun des outils de diagnostic
de lasers. Ces équipements
sont souvent assez compliqués
et assez couteux (par exemple les
caméras à balayage
de fente). Une fois mis au point,
ils sont peu utilisés et
pourraient servir à d'autres
équipes de recherche.
"Une coopération
très efficace s'est construite
sur ces différents sujets
liés à la R&D,
constate Jean-Paul Chambaret.
Un autre domaine d’activité
de CLPS, celui de la formation,
est moins avancé. Nous souhaitons
donner plus de visibilité
à la physique des lasers
auprès des étudiants,
en les aiguillant plus efficacement.
La fédération pourrait
jouer un rôle amont dans la
mise en place de certains cursus
de formation. Un autre axe d’activité
essentiel où Opticsvalley
peut nous apporter son expertise
est celui de la synergie avec les
industriels." La fédération
a déjà recensé
dans l'environnement proche de Saclay,
plus d'une vingtaine d'entreprises
très actives sur ses sujets
de recherche. Le but est de rapprocher
les besoins amonts de la recherche
de ceux des industriels. "Les
laboratoires font déjà
des transferts et de la valorisation
depuis plusieurs années mais
de manière assez inégale,
ajoute Jean-Paul Chambaret.
Sur ce sujet, nous souhaitons
développer davantage la coopération.
Dans cet ordre d'idée, nous
voulons à terme permettre
aux industriels de s'appuyer sur
CLIPS. Nous pourrions les aider
à identifier les laboratoires
et les équipes les plus à
même de répondre à
leur problématique de recherche.
Ce sujet majeur va être analysé
les prochains mois, en concertation
avec les différents acteurs.
Le modèle des instituts Fraunhofer
en Allemagne me paraît séduisant.
Ce sont des organismes régionaux,
financés un tiers par les
institutionnels, un tiers par les
industriels et un tiers par les
collectivités. A terme, CLIPS
pourrait se doter d’ une petite
structure officielle, de type Institut."
Plusieurs projets de recherche de
grande envergure dont un projet
de couplage du synchrotron Soleil
avec un laser intense, et le développement
de lasers puissants à cadence
élevée et le projet
Propulse, de thérapie du
cancer par faisceaux de protons
pourraient impliquer CLIPS.
"Ces différents projets,
conclut Jean-Paul Chambaret,
sont très ambitieux. Typiquement
ils vont nécessiter de s'appuyer
sur les différentes compétences
existantes au sein de la fédération".
CLIPS
: http://www.clips-lasers.fr
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Loin d’être figé, cet ensemble
impressionnant participe à la démarche
structurante de l’optique francilienne qui
a vu naître Opticsvalley.
Les financements régionaux et départementaux
ont apporté ces dernières années
des compléments importants aux subventions
d’Etat pour permettre des développements
nouveaux, notamment à l’occasion du
Contrat de Plan entre l’Etat et la Région
Ile-de-France. En effet, à côté
de l'Etat, le Conseil Régional d’Ile-de-France
et le Conseil Général de l’Essonne
poursuivent leur politique de soutien actif de l’innovation
dans le domaine de l’optique et ceci au travers
des programmes de financement et de co-financement.
Cette politique volontariste permet de maintenir,
voire de créer des emplois qualifiés
dans la Région.
En fin d’année 2004, la Région
Ile-de-France a voté une aide de 1 million
d'euros sur trois ans pour soutenir les programmes
de recherche de l'activité optique de haute
performance de Sagem. Pour leur part, le Département
de l'Essonne et le Syndicat d'agglomération
Nouvelle de Sénart (Essonne) ont déjà
voté, respectivement, 800.000 et 200.000
euros d'aides à ce projet conduit par la
division Reosc du groupe, basée à
Saint-Pierre-du-Perray (Essonne).
Un autre exemple des programmes de développement
économique du territoire francilien, est
le lancement par Altis
Semiconductor d’un programme de recherche
sur les "mémoires du futur" dont
l'objectif est de donner naissance à une
nouvelle génération de mémoires
semi-conducteurs : les MRam (Magnetic Random Access
Memory), appelées à remplacer à
terme les technologies existantes. Ce programme
coûtera environ 170 millions d'euros et emploiera
jusqu'à 140 personnes. Il sera financé
par les actionnaires d'Altis, avec le soutien du
ministère de l'Economie, des Finances et
de l'Industrie, du ministère de la Recherche,
de l'AFII (Agence française pour les Investissements
internationaux), du Conseil Régional d'Ile-de-France,
du Conseil Général de l'Essonne, de
la Communauté d'Agglomération Seine-Essonne
et de l'ARD.
Citons aussi certaines initiatives récentes
qui permettent de préciser les lignes de
force et d’identifier les projets majeurs
en devenir.
• Les outils lasers de haute puissance installés,
eux aussi, sur le Plateau de Saclay, font partie
des infrastructures de recherche reconnues par l’Union
européenne comme équipements structurants
et réservent à ce titre leurs lignes
d’expériences à des scientifiques
issus de toute l’Union : il s’agit de
la plateforme laser du CEA DRECAM, du Laboratoire
d’Optique Appliquée (Ecole Polytechnique,
ENSTA, CNRS), du Laboratoire d’Utilisation
des Lasers Intenses (Ecole Polytechnique, CNRS,
CEA, Université Paris VI). Leur coordination
est désormais organisée dans l’initiative
CLIPS.
• L’Université Paris-Sud 11 a
regroupé ses initiatives d’équipements
structurants en matière d’optique dans
l’initiative Pôla (Pôle Laser
et Applications), qui inclut une source laser X
tout à fait originale, une plateforme d’instrumentation
laser et une plateforme d’instrumentation
biomédicale. En outre, les cinq laboratoires
de cette Université concernés par
l’optique des milieux dilués (la section
04 du comité national de la recherche scientifique)
se sont regroupés dans une "fédération
de recherche" baptisée "Fédération
Lumière Matière" (LuMat).
• L’Institut d’Optique, établissement
d’enseignement supérieur et de recherche
dont l’Ecole supérieure d’Optique
(SupOptique) est une composante, est associé
à l’Université Paris-Sud 11
pour de nombreuses activités. Pour assurer
la croissance des promotions de son école,
il disposera bientôt d’un nouveau bâtiment
qui sera construit sur le campus de l’Ecole
Polytechnique. Il sera donc un des liens entre ce
dernier et le campus universitaire d’Orsay
qui permettront de mieux mettre en valeur le potentiel
régional. La présence à ses
côtés de laboratoires privés
comme celui de Thales Recherche et Développement
France et un ensemble de PME innovantes augmente
encore la synergie.
• L’Institut Francilien de Recherche
sur les Atomes Froids, qui associe l’Ecole
Normale Supérieure, l’Observatoire
de Paris, l’Université de Paris-Nord,
l’Institut d’Optique et le CNRS met
à profit et valorise le potentiel unique
de notre Région en matière de recherche
expérimentale de base sur les atomes refroidis
par lasers, l’interférométrie
atomique, les condensats de Bose-Einstein.
• Opticsvalley, en association avec cinq établissements
publics et un laboratoire privé de la Région,
a établi la plate-forme de métrologie
et de caractérisation PRISME destinée
à partager et à ouvrir aux utilisateurs
extérieurs les moyens de pointe disponibles
pour la mesure des grandeurs optiques et les tests
d’équipements.
• Les centrales de technologie pour l’élaboration
de nanostructures sont appelées à
jouer un rôle primordial pour le développement
conjoint de l’électronique et de la
photonique. Avec quatre initiatives parallèles
dans le secteur public ou ouvertes aux laboratoires
publics, la Région francilienne ambitionne
de se situer au niveau des régions comparables
à l’étranger : on compte en
effet la centrale du Laboratoire de Photonique et
Nanostructures (à Marcoussis), la centrale
MINERVE de l’Université Paris-Sud 11,
déjà en fonction, et un projet avancé
à l’Université Denis Diderot
dans le cadre du nouveau campus Seine-Rive-Gauche
; Thales Recherche et Développement a décidé
de mutualiser ses équipements de nanotechnologie
avec l’Ecole Polytechnique et l’Institut
d’Optique.
• Enfin, Soleil, le synchrotron national de
troisième génération, en cours
de construction sur le Plateau de Saclay, est une
source de lumière aux propriétés
hors du commun, émettant essentiellement
dans la gamme des rayons X de haute et moyenne énergie
au service de la recherche en matériaux,
chimie et biologie. Avec ses centaines d’équipes
utilisatrices venues de toute la France et même
dans une large mesure de toute l’Europe pour
bénéficier de ses spécificités,
il assurera à l’Ile-de-France une visibilité
supplémentaire considérable.
Toutes ces initiatives ont été soutenues
par les pouvoirs publics.
| LuMat,
une fédération reconnue
internationalement
|
|
 |
La
fédération LuMat (Lumière
Matière) de l'Université
Paris-Sud 11 et du CNRS regroupe
cinq laboratoires du Campus d'Orsay
(deux unités propres du CNRS
et trois unités associées).
Avec environ 300 postes permanents
et une centaine d'étudiants
ou visiteurs, il s'agit d'un des
plus grands centres au monde dans
le domaine de la physique atomique
et moléculaire, de l'optique
et des lasers. Très bien
reconnus sur le plan international,
les laboratoires se sont illustrés
entre autres en réalisant
le premier condensat de Bose Einstein
d’hélium métastable,
en fabriquant les premières
molécules ultrafroides, en
menant des travaux remarquables
sur de nouveaux protocoles de cryptographie
quantique, conduisant à un
record pour la capacité de
transmission. L’utilisation
innovante de la microscopie électronique
tunnel à balayage a conduit
à réaliser la première
image de la surface d'un cristal
de diamant avec une résolution
atomique, tandis que des processus
chimiques étaient contrôlés
à l'échelle de la
molécule unique. L'interaction
de molécules avec des nanostructures
est activement étudiée,
sur le plan théorique et
expérimental. La collaboration
entre théoriciens et expérimentateurs
est d'ailleurs un point fort de
la fédération, avec
récemment des innovations
dans la modélisation de la
propagation des ondes électromagnétiques
ou des ondes de matière.
Sur le plan instrumental, le développement
d'optiques spécifiques pour
le domaine spectral X a permis d'équiper
des lasers X aussi bien que des
télescopes spatiaux en orbite
autour du soleil, comme les satellites
Soho et Stereo. De nouveaux lasers
X sont développés
en collaboration étroite
avec les plateformes laser du LOA
et du DRECAM. L'optique cohérente
se développe en partenariat
avec des entreprises de haute technologie
comme Thales. "Nos laboratoires
ont su garder une tradition forte
de spectroscopie de précision,
par exemple pour des applications
atmosphériques ou astrophysiques,
explique Françoise Masnou-Seeuws,
Directeur de recherche au Laboratoire
Aimé Cotton et Directrice
de LuMat. Le biomédical
est un autre domaine d'applications
très dynamiques, où
des spécialistes de spectroscopie
laser développent de nouvelles
méthodes de diagnostic du
cancer en partenariat avec les hôpitaux."
La
mise en commun de moyens, le développement
de synergies sont l'objet d'une
réflexion au sein de LuMat
"Nous nous concertons pour
faire des demandes communes pour
des instruments servant à
plusieurs expériences,
ou encore pour définir
une politique commune pour le
calcul scientifique, en liaison
avec nos collègues mathématiciens
d'Orsay. Nous avons mis sur pied
une dizaine d "ateliers"
scientifiques, qui assurent des
contacts réguliers entre
les équipes et avec l'extérieur,
et qui élaborent de nouveaux
projets scientifiques coopératifs.
Nous travaillons aussi à
coordonner la formation des stagiaires
ou des thésards, nous voulons
attirer un plus grand nombre d'étudiants."
A moyen terme, un autre grand
enjeu est le regroupement géographique
de quatre des laboratoires de
la fédération sur
un même site, dans le bâtiment
actuel de l'Institut d'Optique
- qui va se libérer lors
du déménagement
à Palaiseau - et celui
du Laboratoire Aimé Cotton.
"La collaboration entre
des laboratoires actuellement
dispersés va alors s'amplifier,
ajoute Françoise Masnou-Seeuws.
En particulier, les jeunes chercheurs,
thésards ou stagiaires,
bénéficieront d'une
plus grande variété
de contacts scientifiques et de
cours à proximité."
Cependant, il faudra veiller à
maintenir, le lien avec le Laboratoire
Charles Fabry (LCFIO) qui s'installera
à Palaiseau. A l'échelle
européenne, la fédération
est aussi active dans de nombreux
programmes de collaboration ;
ses membres sont coordonnateurs
de trois réseaux européens
de formation et de recherche,
sur les molécules froides
(COMOL), les manipulations atomiques
et moléculaires (AMMIST),
et sur l'intrication de particules
quantiques (QUEST) et participent
à huit autres réseaux.
"La fédération
est déjà implicitement
reconnue au niveau international,
conclut Françoise
Masnou-Seeuws,
car les résultats scientifiques
de pointe sont souvent attribués
au campus d'Orsay plutôt
qu'à un des cinq laboratoires
en particulier. Pour rendre cette
visibilité explicite, il
faut poursuivre un effort sur
la communication externe; dans
cette action, l'appui d'Opticsvalley
peut s'avérer précieux."
LuMat
: http://www.lumat.u-psud.fr/
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Par ailleurs, il faut rappeler que le foisonnement
des activités de recherche en optique dans
la Région est une caractéristique
de sa force : microscopie en champ proche, participation
au projet franco-italien d’interféromètre
gravitationnel Virgo, moyens de manipulation et
de diagnostic biophotonique, traitement des images
de télédétection, optique dans
les transports du futur sont quelques uns des thèmes
que la liste qui précède n’a
pas permis d’évoquer. Tous ces travaux
sont publiés dans des milliers d’articles
de revues internationales tous les ans. Par exemple,
la prestigieuse revue Nature a fait état
en 2003 et 2004 de travaux sur l’accélération
d’électrons par lasers, sur la métrologie
des fréquences optiques par lasers femtoseconde,
sur la cryptographie quantique, sur le couplage
entre source d’harmoniques élevées
et laser X, sur les impulsions de durée inférieure
à la femtoseconde, sur l’auscultation
de l’atmosphère par filamentation de
lasers ultra-brefs, sur les phénomènes
électromagnétiques mis en jeu dans
les microcavités nanostructurées,
sur une méthode originale pour obtenir le
doublage de fréquence grâce au recours
à des matériaux polycristallins. [NDLR
: Autant de publications régulièrement
présentées dans Lumière
rubrique Vie du Réseau – Recherche].
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L'Université
Paris 7 explore l'infiniment moyen
Interview de Vincent Berger,
Directeur du laboratoire MPQ
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Le
nouveau laboratoire de recherche en
Matériaux et Phénomènes
Quantiques (MPQ) de l'Université
Paris 7 a été créé
en 2001 et est devenu le 1er janvier
2005 une Unité Mixte de Recherche
(UMR 7162). Sa particularité
est de travailler sur "des
objets de taille moyenne, à
une échelle mésoscopique,
des objets dont les dimensions sont
entre celles des objets simples, et
celles des gros qui peuvent être
traitées avec des outils statistiques,
précise Vincent Berger,
Directeur du laboratoire MPQ. Par
exemple, en physique des matériaux,
il existe deux manières de
faire des nano-objets. Soit on empile
des atomes, c'est la méthode
bottom up, soit on part de gros objets
et on les grave de plus en plus petits.
Nous travaillons à l'interface
entre ces deux univers. Idem en optique,
nous étudions des structures
moyennes, de quelques milliers de
λ3,
soit un cube de 10λ
de côté. Les applications
sont nombreuses, comme les guides
d'ondes, les détecteurs IR
ou les matériaux photoniques."
Une situation identique se retrouve
dans le transport électronique.
Dans les grandes dimensions, les lois
d’Ohm statistiques fonctionnent,
et dans les petites, le transport
peut être modélisé
à partir de boites quantiques.
Mais dans la dimension mésoscopique,
à la taille moyenne des grosses
molécules ou des ensembles
de puits quantiques, le problème
quantique est complexe, et pose de
redoutables contraintes de calculs
sur lesquelles se sont attelés
les chercheurs du MPQ.
Une
des applications importantes des
recherches menées au laboratoire
MPQ, sont les détecteurs
IR développés en collaboration
avec Thales. Ces produits posent
des problèmes optiques spécifiques
sur les réseaux de diffraction,
et sur les micro-cavités.
La modélisation du transport
électronique et le calcul
d'absorption y sont complexes. "Nous
avons été les premiers
à mettre au point des détecteurs
en mettant en cascade des structures
de puits quantiques, explique
Vincent Berger,
nous allons jusqu'à 300 puits
quantiques, ce qui signifie que
300 effets tunnels successifs sont
nécessaires pour qu’un
électron traverse la structure...
Là encore, nous devons travailler
à une échelle ni trop
grosse ni trop petite."
Autre projet de recherche du laboratoire,
l'optique non linéaire dans
les guides d'ondes. Un des aspects
importants de cette optique guidée
est constitué par les coefficients
de réflexion en bout du guide
d'ondes mais là aussi avec
la difficulté de savoir les
calculer. "Comme Fresnel
ne marche plus, il faut résoudre
Maxwell en tri-dimensionnel, ajoute
Vincent Berger,
ce qui reste complexe et gourmand
en temps même en utilisant
des codes FDTD (Finite-Difference
Time-Domain) très modernes.
Pour ces différentes recherches
(microcavités, réseaux,
guides…), il faut combiner
outils numériques et petits
modèles physiques intelligents."
Enfin, l'équipe de Carlo
Sirtori du MPQ développe
des lasers à cascade quantique
à base de semi-conducteurs,
avec là aussi plusieurs centaines
de puits quantiques, pour atteindre
leTeraHz. "Notre objectif
est de rapprocher les études
menées sur les nano-matériaux,
de celles menées en optique
et en transport électronique,
conclut Vincent Berger.
Nos applications sont les lasers,
les détecteurs, le stockage
magnétique ou les transistors
moléculaires et, plus prospectif,
l'information quantique, pour le
futur ordinateur quantique. Les
pièges à ions par
exemple sont un sujet sur lequel
nous travaillons. Ils pourraient
servir de mémoire quantique
dans le futur."
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La formation et l’emploi
Qui
dit filière optique dit compétences
et donc formation professionnelle.
Du point de vue de la formation initiale, les formations
liées à l’optique-photonique
sont nombreuses et diversifiées, qu’il
s’agisse :
- du niveau opérateur avec par exemple le
contrat de professionnalisation opticien de précision,
- du niveau technicien avec les BTS proposés
par le lycée Fresnel, Lycée des Métiers
spécialisé en optique ou par l’IUT
d’Orsay ainsi que les licences professionnelles
des universités,
- du niveau ingénieur avec l’Institut
d’Optique bien évidemment mais aussi
l’INT, Télécom Paris ou Supelec
ainsi que les masters des universités.
Les cursus universitaires sont concernés
par ailleurs par la réorganisation des diplômes
LMD (Licence, Master, Doctorat) qui vise à
harmoniser les diplômes au niveau européen
et sont aujourd’hui plus que jamais en pleine
mutation pour s’adapter au nouveau système.
Après un travail minutieux de recensement
de l’offre réalisé dans le cadre
de la Commission Nationale pour la Formation aux
Métiers de l’Optique et de la Photonique,
Opticsvalley référence
sur son site les quelques 350 formations initiales
proposées non seulement en Ile-de-France
mais également en province.
Le
parcours professionnel des salariés, avec
ses orientations variées et ses expériences
riches, nécessite un accès à
la formation tout au long de la vie. La Loi du 4
mai 2004 qui réforme la formation professionnelle,
cherche en ce sens à individualiser la gestion
des compétences et à inciter le salarié
à gérer son parcours de formation
en lien avec sa trajectoire professionnelle.
Les formations continues proposées en Ile-de-France
dans le domaine de l’optique-photonique intègrent
ces orientations. Quelques 75 modules sont proposés
par une dizaine d’organismes, grandes écoles
ou universités et se déclinent sous
différentes formes :
- Stages courts inter-entreprises,
- Stages sur mesure intra-entreprises,
- Modules diplômants ou qualifiants,
- Alternance…
Un catalogue en ligne de l’offre de formation
continue francilienne est consultable sur le site
d’Opticsvalley depuis plus
d’un an. Il permet de faciliter l’accès
des entreprises aux offres de formation existantes.
Dans cette logique, Opticsvalley
coordonne un projet de plate-forme virtuelle de
la formation cherchant à renforcer les coopérations
entre organismes de formation afin de mieux comprendre
les besoins évolutifs des entreprises et
d’y répondre de manière toujours
plus adaptée.
Graphiques : source Opticsvalley 2005
© Lumière, Opticsvalley,
mars / avril 2005
Sommaire
International
et programmes européens |
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Obtention du Label France pour le pavillon monté
par Opticsvalley sur le salon China
International Optoelectronics Exposition à
Shenzhen
Pour
rappel, notre mission d’entreprises se déroulera
du 3 au 9 septembre 2005. Profitez de la visibilité
accrue offerte par la labellisation, incluant l’affichage
de votre entreprise dans le catalogue bilingue des
exposants du pavillon en vous inscrivant dès
aujourd’hui !
Le service international d’Opticsvalley
se tient à votre disposition pour tout renseignement
complémentaire.
Pour en savoir plus, s'inscrire
: contacter Nadia
Babaali
Tél. : 01 69 31 60 86 - n.babaali@opticsvalley.org
©
Lumière, Opticsvalley,
mars / avril 2005
Sommaire
Offres européennes spécial PME
Ce
mois-ci, la rédaction de Lumière
vous propose des offres émanant de l'Europe
tout spécialement dédiées aux
PME : d'une part le
descriptif l'aide de
l'initiative Amorce
Europe, d'autre part, des offres de partenariats
hebdomadaires disponibles sur dans la rubrique International
du site d'Opticsvalley.
Pour en savoir plus :
contacter Nadia Babaali
Tél. : 01 69 31 60 86 - n.babaali@opticsvalley.org
©
Lumière, Opticsvalley, mars
/ avril 2005
Sommaire
Participez au congrès "Spectroscopy
and Applications"
Ce
congrès, organisé par la National
Academy of Sciences de l'Université Ricardo
Palma de Lima, l'Association Puya de Raimondi, le
CEA de Saclay et THA Conseil, se tiendra du 16 au
27 mai 2005 à Lima au Pérou.
Il portera
sur la spectroscopie et ses applications dans de
nombreux domaines tels que les minerais, les matériaux,
l'agronomie, la biologie, la santé et l'environnement.
Vous pouvez parrainer cet événement,
soit :
- en venant participer au congrès à
Lima, comme le font de nombreux scientifiques ou
industriels tels que Quantel
ou Horiba
Jobin Yvon,
- en contribuant à l'acquisition et à
la mise en route sur place d'équipements
de spectroscopie, une manière originale de
participer qu'a déjà choisi Imagine
Optic,
- en contribuant au voyage de scientifiques latino-américains
ou européens.
Quelle que soit la solution que vous choisirez,
vos offres de parrainage sont les bienvenues !
Pour en savoir
plus : contacter Yves Barjhoux
Tél. : 06 08 02 48 66 - ybarjhoux@aol.com
Site Internet : www.opticsvalley.org/data/Lima_mai2005.doc
© Lumière, Opticsvalley, mars
/ avril 2005
Sommaire
Opportunités |
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Sea
On Line : recherche de financements
Start-up créée par
des marins, Sea On Line développe un système
optique d’alerte anti-collision qui va renforcer
la sécurité des navires. Le principe
de ce système innovant, baptisé "Automatic
Sea Vision" (ASV), est d’assurer une
veille permanente sur tout l’horizon (360°)
à l’aide de capteurs optiques fonctionnant
dans le visible et l’infrarouge, et d’effectuer
la détection des navires dangereux par un
traitement automatique des images. L’information
optique ne se substituera pas à celle déjà
fournie par les moyens radio-électriques
(radar et transpondeur) : au contraire, elle constituera
une "boucle de sécurité"
complémentaire, la fusion des données
en provenance des différents systèmes
garantissant un meilleur niveau de sécurité
d’ensemble, en termes de probabilité
de détection et de taux de fausse alarme.
Pour mener à bien ce projet, Philippe Waquet
et ses associés se sont rapprochés
d’Opticsvalley, qui les accompagne
dans les phases les plus délicates du lancement,
notamment en matière de choix de partenaires
technologiques (laboratoires et PME) capables de
fournir des compétences correspondant exactement
aux besoins d’un système de détection
optique embarqué sur un navire, mais aussi
en termes d’analyse du marché export,
particulièrement en Asie où se développe
une part importante des activités maritimes,
ou encore dans la recherche de structures de soutien
et de partenaires financiers adaptés à
la dimension et aux enjeux du programme de développement
envisagé.
Ainsi, Sea On Line a pu trouver les moyens de lancer
son projet sur des bases saines, et ainsi de le
crédibiliser auprès du monde maritime,
ceci afin que son système Automatic Sea
Vision puisse bientôt voir le jour et
contribuer à la prévention des abordages
en mer. En pratique, un programme de développement
de prototype a été lancé début
2005, avec l’aide d’Oseo-Anvar, dont
les premières phases d’essais à
la mer sont programmées en avril, et qui
se poursuivra jusqu’à la fin de l’année.
Enfin, les fondateurs de Sea On Line mettent en
place l’organisation d’une première
levée de fonds. Mais restent vivement intéressés
par tout nouvel apport financier…
Pour en savoir plus : contacter
Philippe
Waquet
Tél. : 06 80 35 44 50 - pwaquet@sea-on-line.com
ou Bertrand Pinet
Tél. : 06 12 53 61 91 - bpinet@sea-on-line.com
Sea On Line : www.sea-on-line.com
©
Lumière, Opticsvalley, mars
/ avril 2005
Sommaire
CLEO-QELS'2005
: attribution de subventions à des chercheurs
Le Comité Français de Physique a décidé
d'attribuer trois subventions de 500 euros chacune
à des chercheurs afin qu'ils puissent partciper
aux conférences CLEO-QELS'2005 à Baltimore,
USA, ainsi que trois subventions de 300 euros chacune
à des chercheurs pour une participation aux
conférences CLEO Europe-EQEC'2005 à
Münich (Allemagne).
Les subventions seront attribuées personnellement
aux chercheurs qui doivent en informer le directeur
de leur laboratoire de rattachement. Les chèques
étant en général délivrés
très tardivement dans l'année, le
chercheur devra avancer la somme correspondante.
Les subventions seront préférentiellement
attribuées à de jeunes chercheurs
pour les aider à présenter personnellement
leur contribution à ces conférences.
Chaque candidat devra donc envoyer une lettre de
candidature à subvention précisant
son statut personnel, l'accord du directeur de son
laboratoire et le titre de la communication qu'il
présentera personnellement (joindre impérativement
une photocopie du courrier électronique émanant
de l'organisme organisateur et précisant
la session à laquelle la communication sera
présentée).
Pour en savoir plus, envoyer vos courrier : contacter
Robert
Frey
Tél. : 01
69 35 87 31 - robert.frey@iota.u-psud.fr
Laboratoire
Charles Fabry de l'Institut d'Optique
Groupe Matériaux Nonlinéaires et Applications
(Manolia),
Centre Universitaire Paris Sud, bât. 503
91403 Orsay Cedex
LCFIO : www.institutoptique.fr
©
Lumière, Opticsvalley, mars
/ avril 2005
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Découvrez nos 51 nouvelles
offres d'emploi !
Retrouvez nos offres d'emploi sur http://www.opticsvalley.org/travailler_optique/
Pour en savoir plus : contacter
François Radet
Tél. : 01 69 31 75 17 - f.radet@opticsvalley.org
©
Lumière, Opticsvalley, mars
/ avril 2005
Sommaire
Agenda |
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6 - 9 avril 2005
: "12ème Conférence Européenne
sur l'optique intégrée (ECIO 2005)"
Cette
conférence se déroule au Palais
des Congrès à Grenoble. Les sujets
abordés sont les suivants : "New integrated
optical systems and devices", "Optical
microsystems and hybrid optical circuits",
"Integrated nanophotonics and photonic cristals".
Joseph Zyss, de l'Ecole Normale
Supérieure Cachan, y fera une présentation
sur le thème "Progress in polymeric
material and devices". Une journée
commune sera organisée avec le Workshop
on Optical Waveguide Theory an Numerical Modelling
qui se déroulera les 8 et 9 avril dans
la même enceinte.
Pour en savoir plus, vous inscrire, soumettre une
contribution :
Tél. : 04 38 78 47 04 - mebarkisa@chartreuse.cea.fr
ECIO 2005 : www.minatec.com/ECIO2005
9 avril 2005 :
"First International Conference on Femtosecond Laser
ophthalmology : surgery and Imaging"
Conférence
organisée par le Laboratoire d'Optique Appliquée
en collaboration avec le Kellogg eyes center (Michigan,
USA), et le service d'ophtalmologie de l'hôpital
de l'Hôtel Dieu - Université Paris
V qui se tiendra dans la salle du conseil de la
Faculté de médecine, Université
René Descartes, Paris V,
12 rue de l'école de médecine, 75006
Paris. Il
s'agit de la première conférence entièrement
dédiée à ce sujet. Le programme
s'adresse aussi bien aux scientifiques qu'aux ophtalmologistes.
Pour en savoir plus, vous inscrire :
Tél. : 01 69 31 97 85 - Olivier.Albert@ensta.fr
ENSTA / LOA : loa.ensta.fr/fs-eyes
19 avril 2005 :
"Les rencontres franciliennes de l'enseignement
supérieur, de la recherche et de l'innovation"
La
Région Ile-de-France s’est résolument
engagée dans une politique de plus en plus
affirmée en faveur de l’Enseignement
supérieur, de la Recherche et de l’Innovation,
qui se traduit par une augmentation constante des
budgets correspondants.
Le
26 mai 2005, le Conseil Régional d’Ile-de-France
aura à s'exprimer sur un projet de délibération
cadre fixant ses grandes orientations en ces domaines
sur la période 2005-2010, et sur les nouveaux
dispositifs associés.Afin
de présenter ces orientations, de discuter
de leur mise en œuvre tout en les situant dans
le contexte plus large des niveaux national et international,
la Région invite les chercheurs et le monde
de la recherche aux Rencontres franciliennes de
l’Enseignement supérieur, de la Recherche
et de l’Innovation, le mardi 19 avril à
9H, à la Maison de la Chimie.
Pour participer à cette présentation,
il est impératif de s'inscrire avant le 11
avril.
Pour en savoir plus, s'inscrire :
Tél. : 01 53 85 62 29 - aurelie.raspati@iledefrance.fr
CRIF : www.iledefrance.fr/data/info/77484.pdf
22 avril 2005 : "Rendez-vous d'Opticsvalley : Lasers,
radars et environnement"
Présentation des travaux
de recherche et du potentiel de valorisation de
l'Université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines.
Ce
Rendez-vous se tiendra de 11H à 12H30 au
sein de l'Amphithéâtre Daniel Bertin,Bâtiment
Buffon à l'UVSQ - 45 avenue des
Etats-Unis - 78 000 Versailles. Cette conférence
sera suivie d'un cocktail.
Pour en savoir plus :
contacter
Julien Amouroux
Tél : 01 69 31 75 13 - j.amouroux@opticsvalley.org
Opticsvalley : www.opticsvalley.org
2 - 6 mai 2005 : "ICSSUR'05 : Squeezed States and Uncertainty Relations"
9ème
conférence internationale sur le thème
"Squeezed States and Uncertainty Relations"
qui se tiendra à Besançon, Kursaal
rooms, place du Théâtre. Colloque
parrainé par la SFO, notammentorganisé
par Claude Fabre du Laboratoire
Kastler Brossel.
Pour en savoir plus :
ICSSUR'05 : http://www.lpmo.edu
9 - 12 mai 2005
: "Colloque international OPTRO 2005"
Colloque
placé sous le haut patronage du Ministre
de la Défense, Michèle Alliot-Marie
et du Ministre délégué à
la Recherche, François d'Aubert
; avec le parrainage de la European Optical Society
(EOS) et de la Société Française
d'Optique (SFO). Opticsvalley tiendra
un stand à l'occasion de ce colloque qui
se déroulera au Ministère de la Recherche,
Carré des Sciences, 25 rue de la Montagne
Sainte-Geneviève, Paris 5ème.
Pour en savoir plus : contacter
Claude Frédéric (AAAF)
Tél. : 06 08 01 66 51 - clfrederic@wanadoo.fr
AAAF :
http://optro2005.colloques-aaaf.com
ou Sébastien Magnaval
Tél : 01 69 31 60 82 - s.magnaval@opticsvalley.org
11 - 12 mai 2005
: "Les Journées de l’Optique"
L'objectif
de ces journées est de réunir, le
plus largement possible, la communauté des
opticiens opérant dans les laboratoires du
CNRS, des EPST, des universités. Aborder
les tendances et les évolutions récentes
de chacun des thèmes traités au niveau
des matériaux (vitrocéramiques, cristaux,
couches minces…), des procédés
d’élaboration, des méthodes
d’usinage, des traitements, des performances
en vue d’applications optiques. Opticsvalley
participera à la table ronde "Perspectives
des métiers de l’optique au sein des
établissements de Recherche et besoins en
personnel qualifié", qui se tiendra
le mercredi 11 mai 2005, à 16h00, à
Gif-sur-Yvette, Bâtiment 31.
Pour en savoir plus, s'inscrire
: contacter
Thierry
Billeton
Tél. : 01 49 40 33 74 - billeton@lpl.univ-paris13.fr
CNRS : http://www.dr4.cnrs.fr/
14 - 21 mai 2005
: "Mission économique au Canada organisée
par POPsud"
Avec
25 membres à Québec et 50 à
Montréal, le Canada est devenu un pays référence
dans le secteur de l’optique-photonique. Cette
mission comprend une visite sur chaque site, à
Québec du 16 au 18 mai puis à Montréal
du 18 au 20 mai. Dans chaque ville, il est prévu
d'organiser une journée et demi de visite
de laboratoires et d’ entreprises et une demi
journée d’échanges avec les
membres du Réseau Photonique du Québec
local.
Pour en savoir plus, connaître
les tarifs : contacter
Serge Ungar
Tél. : 04 91 05 47 05 - serge.ungar@popsud.org
POPsud : http://POPsud.org
6 - 7 juin 2005
: "Eclairage Intelligent, projets innovants d'éclairage
des moyens de transport"
Conférence
pour découvrir les innovations technologiques
en matière d'éclairage intérieur,
le contrôle thermique des LEDs de puissance,
les écrans nouvelle génération,
le design de demain en matière d'éclairage.
Celle-ci se tiendra au Evergreen Laurel Hotel, Paris
à partir de 8H30.
Pour en savoir plus : contacter
Mirjam Reyer
Tél. : + 49 30 20 91 3-337 - mirjam.reyer@iqpc.de
IQPC : http://www.iqpc.de/DE-2349
12 - 17 juin 2005
: "CLEO®/Europe-EQEC 2005"
Ce
congrès auquel sont attendus 1920 exposés
et posters et jusqu'à 2500 participants se
tiendra à Munich en association avec l'exposition
majeure Laser Munich et plusieurs autres congrès.
A la tête du congrès et du comité
de programme, on compte deux chercheurs franciliens
: Claude Fabre, du Laboratoire
Kastler Brossel, et Gérald Roosen
du Laboratoire Charles Fabry.
Pour en savoir plus :
CLEO : http://www.cleoeurope.org/
© Lumière, Opticsvalley,
mars / avril 2005
Sommaire
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Chavel
Rédacteur en chef : Sylvain
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