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Communications sans fil
Avec plus de 1.000 entités employant près de 50% de l’effectif total des entreprises produisant et développant des technologies optiques, électroniques et logicielles en Ile-de-France, les PME constituent un véritable potentiel de croissance et de renouveau du tissu économique régional.
La mission d’Opticsvalley de soutien au développement économique par l’innovation sur les territoires francilien se décline entre autres, au travers d’un programme d’actions débuté en 2006 et visant à initier des projets coopératifs inter-PME autour des technologies sans-fil : le Wireless Program.
Bénéficiant d’un tissu industriel dense et diversifié en Ile-de-France, axé autour de technologies électroniques et logicielles particulièrement diffusantes (transférables vers de nombreux secteurs d’applications), le Wireless Program trouve toute sa légitimité dans les actions de soutien à l’innovation et à la R&D développées au sein d’Opticsvalley.
Au-delà des étapes d’identification des acteurs et de leurs besoins, puis de sensibilisation de ces derniers via des actions de communication ciblées, Opticsvalley entre en 2008 dans la phase de soutien à l’émergence et accompagnement des projets de coopération inter PME initiés dans le cadre de cette action collective.
De façon plus générale, l’association contribue à l’insertion des PME dans leur environnement en favorisant leurs relations avec leurs clients, fournisseurs et partenaires potentiels, ainsi qu’avec les acteurs de la recherche publique et les soutiens institutionnels.
Opticsvalley apporte tout son soutien à ce réseau d’acteurs, notamment à travers la recherche ciblée de partenaires, le recensement et la diffusion d’appels à projets (Eureka, PCRD, ANR, DGA, Region, Départements…), le rapprochement avec les pôles de compétitivité et l’accompagnement dans le montage de projets.
Rappel sur ce qu’est le Wireless Program
Le Wireless Program est une action collective d’Opticsvalley, réalisée en partenariat avec Jessica France et la DRIRE. Initiée en novembre 2006 pour une durée de deux ans, elle vise à établir des passerelles collaboratives entre les acteurs des filières optique, électronique et logicielle franciliennes, en particulier les PME offreuses et intégratrices de technologies sans fil. Cette action d’envergure implique déjà plus d’une centaine de PME. Après un an d’existence, il nous a semblé opportun de dresser le bilan de cette action à mi-parcours. Nous avons donc recueilli les témoignages des PME auxquelles s’adresse le Wireless Program (C3Em, Satimo, Luceor), ainsi que celui des partenaires et financeurs (Jessica France, Opticsvalley et la DRIRE).
I) Bilan des actions menées à ce jour
Une étude et un lancement
Au départ de cette action collective, l’identification des segments porteurs est passée par la réalisation d’une étude sur les oppotunités de marchés des innovations du sans fil, réalisée par le cabinet Alcimed pour Opticsvalley [NDLR : partiellement disponible ici, l'étude intrégrale étant réservée à nos adhérents].
Cette étude a fait l’’objet d’une présentation en public lors du lancement officiel du Wireless Program le 30 novembre 2006 dans les locaux de Motorola Labs. Ce séminaire de lancement est directement rentré dans le vif des aspects collaboratifs en proposant aux quelques 80 participants réunis pour l’occasion de s’informer sur l’état des lieux du marché des communications sans fil, d’échanger entre eux ou avec des experts du domaine, et d’identifier des soutiens pour leurs projets collaboratifs qui pourraient s’inscrire dans le cadre du Wireless Program.
Technologies sans fil, les attentes du marché
L’étude réalisée par Alcimed a mis en exergue les segments de marchés suivants :
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- La sécurité des réseaux sans fil : représente un marché mondial très important, évalué à 800 M€, avec une croissance annuelle moyenne de 86%, sur lequel il y a de fortes attentes pour des solutions technologiques fiables et simples d’utilisation.
- La voix sur IP sans fil : au premier trimestre 2005, en France, la voix sur IP (fil et sans fil) représentait déjà 6% des communications et un chiffre d’affaires de 16 millions d’euros
- Les réseaux mobiles ad hoc : ce secteur en est encore à un stade de recherche mais il est voué à révolutionner l’ensemble du secteur de la communication sans fil.
- Machine to Machine (M2M) : le marché mondial du M2M, estimé à 20 milliards d’euros en 2005, devrait atteindre plus de 220 milliards d’euros en 2010 et bénéficier en priorité aux équipementiers et aux intégrateurs.
- Réseaux de capteurs sans fil : le secteur des réseaux de capteurs sans fil commence à atteindre la maturité suffisante pour proposer des solutions commerciales. Sur ce secteur en émergence, les développements technologiques visent à assurer l’autonomie structurelle et en énergie du réseau et à diminuer les coûts afin de pouvoir largement déployer les capteurs. Les contraintes d’autonomie énergétique des réseaux de capteurs sans fil excluent les technologies Bluetooth et Wi-Fi au profit du Zigbee, de l’UWB et des étiquettes RFID.
- Mobilité en entreprise : en France, le marché professionnel de la mobilité, évalué à 1,9 milliards d’euros en 2003, suit une croissance annuelle moyenne de 15%, les revenus provenant largement des terminaux mobiles.
- Géolocalisation et solutions de GPS / GPRS : en Europe, en 2006, le marché de la géolocalisation s’élève à 2,5 millions de solutions de GPS vendues. Il existe également des solutions de GPS / GPRS, et dans l’avenir Galileo.
- Terminaux mobiles intelligents : la convergence d’Internet et de la téléphonie mobile s’accompagne de la mise au point de nouveaux terminaux visant à être toujours plus simples d’utilisation et ergonomiques. Les terminaux mobiles intelligents regroupent les PDA, smartphones et autres (lecteurs RFID, boîtiers embarqués), marché estimé à 114 M€ en 2006 sur le territoire français.
- Logiciels applicatifs : deux marchés, la GMAO (Gestion de la Maintenance Assistée par Ordinateur) et les progiciels de gestion intégrée ou ERP (Enterprise Resource Planning). Le marché mondial de la GMAO et de la gestion des entreprises est estimé à 1,8 milliards de dollars en 2006 et a connu une croissance de l’ordre de 5,3%. Quant aux ERP, leur marché mondial est estimé à 26,7 milliards de dollars en 2004.
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La DRIRE dans le Wireless Program
Interview de Luc Mille, chargé de mission développement industriel en Essonne
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La Direction Régionale de l'Industrie, de la Recherche et de l'Environnement assure, au titre de son activité développement industriel, une mission d’accompagnement et de développement du tissu industriel des PME. Sont concernées les entreprises répondant à la définition européenne de la PME.
La DRIRE Ile-de-France a défini 3 axes d’action prioritaires :
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L’anticipation des mutations industrielles avec la publication en mars 2007 du document « enjeux et défis de l’industrie en Ile-de-France » pour 11 secteurs clés (téléchargeable ici ),
- L’innovation et la technologie par une forte implication dans les pôles de compétitivité : la DRIRE, aux côtés de la région et des collectivités, finance les structures de gouvernance des pôles, contribue au bon déroulement des commissions techniques des financeurs qu’elle pilote et participe aux expertises techniques des projets de R&D,
- La diffusion des principes du développement durable auprès des PME franciliennes.
La DRIRE met en œuvre des actions collectives pour accompagner le développement des PME selon ces 3 priorités. Une action collective vise à répondre à une problématique commune partagée par plusieurs PME. Les thématiques abordées concerne aussi bien le soutien aux structures de financements des start-up (Scientipôle Initiative, Incuballiance, INT, Génopole®) que l’éco-conception, l’intelligence économique ou la propriété intellectuelle.
La DRIRE participe au financement à hauteur de 50% maximum du budget. Pour avoir des exemples d’actions collectives, consulter le site http://www.ile-de-france.drire.gouv.fr/
Le Wireless Program, une action collective
Le Wireless Program est une action terrain très concrète qui correspond aux critères de l’action collective. A cet effet, il fait donc l’objet d’un financement de la DRIRE-Ile-de France à Opticsvalley. « Le Wireless Program est une expérience singulière pour plusieurs raisons. La première est qu’elle part du besoin pour aboutir à la réponse à ce besoin. La deuxième de ces raisons est qu’elle concerne des PME ciblées dans le secteur industriel spécifique du sans fil, détentrices de compétences complémentaires et susceptibles de travailler ensemble. La troisième raison réside dans le fait que cette capacité à faire émerger des projets coopératifs entre elles découle du travail complémentaire d’Opticsvalley et de Jessica France. La première agit plus en amont au niveau de la détection des projets et acteurs, tandis que la seconde trouve davantage sa place en aval, à la recherche de solutions concrètes liées à la coopération inter PME», précise Luc Mille.
Le Wireless Program, action collective soutenue par la DRIRE, Opticsvalley et Jessica France, se décompose en plusieurs phases :
- Segmentation, phase préliminaire consistant à étudier les besoins du marché du sans fil en R&D et l’état de l'art de la technologie,
- Sensibilisation des PME identifiées,
- Accompagnement, phase principale de soutien collectif et surtout individuel aux projets de coopération

Au terme d’un an d’existence, le Wireless Program en est à la phase d’accompagnement, avec un objectif fixé par la DRIRE de faire émerger 3 coopérations entre PME, « Fixer la barre à trois coopérations abouties est un objectif raisonnable compte tenu de la difficulté de la tâche », déclare Luc Mille.
L’action a été élargie à des coopérations laboratoires - PME, qui sont également intéressantes car elles dynamisent le tissu industriel.
De l’action collective à l’accompagnement individuel
L’accompagnement individuel des projets de coopération entre PME se traduit par :
- la rédaction d’un accord de partenariat,
- l’analyse technico-économique, passant par la rédaction d’un cahier des charges,
- la gestion de la propriété industrielle,
- des formations.
Quel budget pour le Wireless Program ?
La DRIRE finance le Wireless Program pour un montant maximal de 44 750 €, soit plus de 40% du budget de l’action. Elle finance une grande partie des dépenses externes à hauteur de 50%, ce qui vaut à la fois pour les accompagnements collectifs et individuels :
- l’étude d’Alcimed,
- les interventions des experts lors des ateliers technologiques,
- les accords de partenariats entre PME,
- l’analyse technico-économique pour chaque PME impliquée dans un projet coopératif,
- la propriété industrielle relative au sous-ensemble technologique développé par une PME dans un projet,
- les formations aux techniciens et ingénieurs des PME impliquées dans un projet et ayant des besoins en la matière.
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Le Forum projets
Suite au lancement du mois de novembre, Opticsvalley, Jessica France et la DRIRE Ile-de-France ont poursuivi le Wireless Program en organisant le Forum projets au GET le 28 janvier 2007. Exclusivement dédié aux PME-PMI, ce Forum a été non seulement l’occasion de présenter offres et besoins, mais aussi d’identifier des partenariats permettant d’initier des projets coopératifs. De l’offreur à l’intégrateur, du composant ASIC aux plateformes de services IP, toute la chaîne de valeur était représentée lors de cette animation réunissant des PME qui ont ainsi exposé leurs savoir faire et axes de partenariats devant leurs pairs. Découvrir la liste des exposés
Le premier atelier technologique : liaisons radiofréquence
Dans la continuité du Forum projets, les PME participant au Wireless Program ont été in
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tées à participer à des ateliers thématiques sur des sujets technologiques de leur choix. Le premier d'entre eux s'est tenu le 3 avril dans les locaux de l’INSTN au CEA de Saclay. A cette occasion, 35 participants se sont réunis. Dans la matinée, le cabinet Alciom a dressé un état de l’art des liaisons radiofréquences : approches technologiques, standards et contexte réglementaire. Cet exposé très interactif s’est poursui
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par un tour de table des participants : offreurs de technologies sans fil, experts académiques, bureaux d’études spécialisés et PME à la recherche de nouvelles solutions pour dév
elo
pper leurs acti
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tés, ont ainsi pu échanger jusqu'au cocktail qui s'est tenu à la mi journée. L’après-midi, grâce au réseau OMNI-NET, piloté par Opticsvalley, qui recense des opportunités européennes de projets collaboratifs, les participants ont reçu un dossier avec des informations sur leurs homologues all
ema
nds, écossais et finlandais. Dans ce même cadre, des représentants d’OSEO Innovation, d’Eure
ka
, du Conseil Régional d'Ile-de-France et du CRITT ont ensuite présenté à l’assistance les outils de soutien aux projets européens dont elle pouvait bénéficier.
Le deuxième atelier technologique : Galileo VS GPS
Le 6 juin s’est donc tenu le deuxième atelier technologique. Cette manifestation a permis à la vingtaine de participants réunis pour l'occasion dans les locaux de la Région Ile-de-France, d'assister à une présentation de Galileo, effectuée par Roger Pagny, Responsable du programme Galileo à la DRAST (Direction de la Recherche et des Affaires Scientifiques et Techniques - Ministère de l'Équipement et des Transports).
Cet exposé très interactif était notamment axé sur les différences techniques entre Galileo et le GPS, ainsi que les applications de Galileo dans le transport terrestre. Il s’est poursuivi par un jeu de questions/réponses avec la salle, portant principalement sur les futurs usages de Galileo, notamment la géolocalisation. Ces interactions professionnelles se sont prolongées jusqu'au cocktail qui s’est tenu à la mi journée. Dans l'après-midi, grâce au réseau OMNI-NET, les participants ont pu rencontrer leurs homologues européens.
Parmi les PME identifiées et s’étant impliquées dès le début de l’action sans fil, C3Em fait figure de modèle.
C3EM et le Wireless Program, quelles attentes de la part d’une PME ?
Témoignage de
Florence Varga
, Responsable commerciale
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C3EM, PME créée en 1993, propose à la fois des produits catalogue, des développements spécifiques et l'intégration de systèmes, autour de trois savoir-faire déclinés sous forme de gammes :
- « Coraline » : solutions radio longues distances multipoints permettant le contrôle, la commande et l’acquisition de mesures sans fils (communication entre PC, automates et report d’informations analogiques).
- « Cinelog » : solutions de mesure embarquée communicante. Une des applications dans le ferroviaire concerne des enregistreurs d’événements avec transmission temps réel par GSM vers un PC central et géolocalisation par GPS.
- « Celians » : activité issue du rachat de la société du même nom en 2005, concerne la mesure de précision (isolateurs galvaniques, amplificateurs, conditionneurs, filtres, matériels et logiciel d’acquisition) pour bancs de tests en laboratoires et centres de recherche.
« Ces solutions convergent aujourd’hui vers une offre de service intégrée, mettant à disposition par liaison GPRS/IP des données de toutes sortes, acquises localement ou à distance sans fil, sur un serveur Internet en mode ASP, ce qui implique de développer un maillage de récupération de données », indique Florence Varga.
Quelles interactions dans le cadre du Wireless Program ?
En participant au Forum projets du 28 janvier 2006 à Télécom Paris,
Florence Varga
s’est intéressée à cette action dès le début. « A travers le Wireless Program, j’apprécie de pouvoir rencontrer des PME innovantes agissant dans notre secteur d’activités des communications sans fil. Les demi journées techniques sont pertinentes et répondent à des problématiques très concrètes de nos métiers. De plus, ces manifestations constituent pour nous une occasion de pouvoir rencontrer d’autres acteurs très ciblés, détenteurs de savoir faire complémentaires aux nôtres».
Quelles attentes ?
En termes de coopérations proprement dites, C3em est sur le point d’initier un partenariat avec une autre PME participant au Wireless Program. « En intégrant ce programme, nous étions à la recherche de compétences complémentaires dans le domaine des capteurs sans fil et avons potentiellement identifié un partenaire parmi les entreprises impliquées dans l’action sans fil. Pour nous, cette coopération a pour but, dans un premier temps, d’initier un partenariat commercial. Nous souhaitons, en effet, trouver une complémentarité technologique, afin de travailler ensemble sur les briques existantes de nos produits sur étagère. Ensuite, notre objectif est de faire aboutir ces coopérations, afin de bénéficier de financements compris dans la phase d’accompagnement de projets du Wireless Program », conclut Florence Varga.
Pour en savoir plus : http://www.c3em.com
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Troisième atelier technologique : Optimisez l’intégration d’antennes dans vos projets sans fil
Le 3ème atelier technologique a constitué la toute dernière étape du Wireless Program. Il s'est déroulera le 13 novembre dernier et a eu pour thème « Optimisez l'intégration d'antennes dans vos projets sans fil ».
Commencé vers 9h30, cet atelier a accueilli près de 40 participants. Jean-Michel Leroux, adjoint D2RI, chargé de la valorisation et l'innovation pour Supélec, a présenté à la fois les axes de recherche de l'école, ainsi que le Consortium C3S. Cet Institut Carnot, fondé par Supélec et l'Ecole Centrale est un acteur majeur de la Science des Système. Ensuite, Thierry Letertre, Enseignant-Chercheur chez Supélec, a parlé de la caractérisation d’antennes au sein de l'école. Cette présentation a été illustrée du témoignage de la PME Podium IT, qui a collaboré pendant 6 mois avec Supélec, afin d'intégrer une antenne dans son système de géolocalisation. Puis, Dominique Lecointe, Enseignant-Chercheur chez Supélec a traité du design et de la simulation des antennes. Enfin, Philippe Garreau, Président Directeur Général de Satimo, numéro un mondial en mesure RF temps réel, a parlé de l'acquisition d'Antennessa.
Au terme de cet atelier, chacun des participants a présenté ses activités et ses besoins de coopérations. Une méthode qui a instauré un climat de confiance propice à de fructueux échanges pendant le cocktail qui s'est tenu par la suite, lui -même rythmé par les visites de laboratoires de Supélec.

Suite à cet atelier, nous avons recueilli le témoignage de Philippe Garreau, qui illustre que l’apport des technologies sans fil s’adresse à différents marchés, au-delà des télécommunications.
Satimo est née en 1986, d’un transfert de technologies développées à Supélec, par le Professeur Jean-Charles Bolomey, qui avait mis au point les bases d’une « rétine » permettant de « voir » les ondes électromagnétiques en temps réels. Aujourd’hui, cette PME de 112 employés, dont 80% d’ingénieurs est cotée en bourse sur le marché Alternext. Satimo affiche un CA annuel qui a évolué de 12,5 M€ à 17,2 M€ entre 2006 et 2007. Ses résultats sont si remarquables qu’elle aura le statut de gazelle en 2008.
Un bond technologique
Satimo est leader mondial en métrologie rapide servant à mesurer en 3D les champs électromagnétiques rayonnés par les antennes.. La grande évolution de ses systèmes repose sur le fait qu’ils fonctionnent avec de multiples capteurs balayés électroniquement et sont ainsi 100 à 1000 fois plus rapides (selon la configuration) que les systèmes mécaniques qui régnaient jusqu’alors dans le monde de la caractérisation électromagnétique.
Les stations de mesure StarLab sont développées pour des tests rapides de petites antennes et des systèmes sans fil. Compactes et économiques, elles représentent l’extension naturelle des analyseurs de réseau. On les trouve sur toutes les paillasses des laboratoires de Recherche et de Développement. Elles permettent d’accéder à l’analyse spatiale des rayonnements avec une rapidité inégalée et sans les coûts ni l’espace exigés par l’installation d’une grande chambre anéchoïde. Un savoir-faire qui réjouit
Philippe Garreau
:« autant de qualités qui expliquent pourquoi ce modèle StarLab est reconnu dans le monde entier et confortent notre place de leader dans le secteur des radiocommunications ».
Les marchés de la PME concernent donc les radiocommunications civiles (75%), l’automobile (7%) et l’aéronautique (18%), avec un CA réalisé à 86% à l’export : 43% en Europe, 42% en Asie et 15% en Amérique du Nord. « Sur tous ces continents, nous sommes présents aussi bien dans les laboratoires R&D, qu’au niveau des chaînes de production et d'intégration. Pour une meilleure efficacité à l’international, nous ouvrons des sociétés dédiées au support technique et à la commercialisation de nos produits. Nos salariés, en partie recrutés localement, sont ainsi plus proches des us et coutumes du pays, déclare Philippe Garreau.
Des évolutions prometteuses
Grâce à une politique d’innovation très forte, liée à des investissements en R&D correspondant à 10% du CA annuel, Satimo entend conforter ses positions sur les marchés automobiles et aéronautiques. « Détail d’importance, nous possédons déjà le monopole mondial de mesure du champ électromagnétique des antennes situées dans la pointe avant et l’arrière de l’avion», précise Philippe Garreau.
Par ailleurs, courant 2007, la PME a commencé à adresser de nouveaux segments de marché comme le contrôle industriel, ou la dosimétrie et elle prépare des équipements pour l’imagerie médicale.
- « Côté contrôle industriel, nous avons commencé une activité liée au contrôle non destructif de verre, bois, laine, textile, papier, plastique. Nous fondons de gros espoirs en termes de CA sur ces nouveaux segments, un souhait qui commence déjà à prendre forme à travers la signature d’un contrat avec un des leaders du marché de la laine de roche pour la mesure des points d’humidité ».
L’essor de Satimo au niveau de la dosimétrie a été intimement lié à l’acquisition d’Antennessa, PME brestoise spécialiste de la mesure du champ électromagnétique. En combinant leur savoir-faire avec la technologie temps-réel multi-capteurs, Satimo déploiera une gamme de produits innovants dans le domaine du contrôle du rayonnement des champs électromagnétiques.
- En outre, grâce à un partenariat avec l’Onera, Satimo travaille sur l’imagerie médicale pour le contrôle des pathologies mammaires. L’objectif à terme est de parvenir à visualiser l’intérieur du sein en 3D, tout en évitant le recours aux ultrasons et rayons X.
Toujours dans le registre de l’imagerie, le programme européen Probant, dédié à la lutte antiterroriste, offre également des perspectives intéressantes. « Probant vise à analyser le stress en cas de prise d’otage. Il est question pour nous d’apporter la compétence technologique qui permettra d’analyser la signature comportementale des preneurs d’otage, un renseignement qui devrait aider la police à déterminer la meilleure attitude à adopter », conclut Philippe Garreau.
II) Accompagner les projets
Le Wireless Program est avant tout une action partenariale. Outre un soutien financier, Opticsvalley et Jessica France travaillent en synergie, afin de fournir aux projets un accompagnement sur mesure. Pour illustrer la complémentarité des actions entre Jessica France et Opticsvalley nous avons recueilli l’avis de Michel Marceau de Jessica France et de David-Olivier Bouchez d'Opticsvalley.
Qu’est-ce que Cap’Tronic ?
Le programme Cap’Tronic de Jessica France propose des expertises en électronique aux PME. Financé par le Ministère de l’Économie, des Finances et de l’Industrie, il a pour membres fondateurs le CEA et OSEO Innovation. Jessica France dispose de bureaux répartis en région sur tout le territoire hexagonal. En termes de moyens humains et financiers, Jessica France en Ile-de-France est constitué de 3 intervenants :
Jean-Marie Leclercq
,
Michel Robiolle
et moi-même. Tous trois ingénieurs spécialisés en électronique, nous disposons d’un budget d’accompagnement d’environ 150 K€ par an.
Quel retour d’expérience par rapport au Wireless Program ?
Le Wireless Program a une très bonne dynamique. C’est une action qui a bien démarré grâce à l’étude d’Alcimed qui a permis de bien définir les cibles. A ce jour, le retour terrain après les ateliers technologiques est très satisfaisant. Le premier d’entre eux, qui s’est tenu le 3 avril, a constitué une étape décisive à l’égard des PME, afin de les sensibiliser de manière très concrète à cette action, de les y impliquer et de gagner leur confiance. La crédibilité que nous avons acquise à l’égard de cette action collective découle en grande partie de la complémentarité des compétences existant entre Opticsvalley et Jessica France. En effet, Opticsvalley, en tant qu’animateur du réseau optique, électronique, logiciel francilien, a une excellente connaissance des offreurs de technologie et nous, de ses utilisateurs. Ensemble, nous sommes parés pour répondre au mieux aux attentes des PME.
Quel soutien apporte Cap’Tronic ?
Depuis le début nous avons contribué à identifier les besoins des acteurs du sans fil pour en extraire les thèmes les plus porteurs et aller chercher les bonnes compétences. Les ateliers nous ont permis de déterminer sur quelles technologies il fallait nous focaliser, sur des thèmes qui nous semblaient prioritaires tels que la géo-localisation, la mobilité, le M2M, entre autres, pour la traçabilité. Petit à petit, les échanges entre les acteurs ont permis de faire émerger 4 projets collaboratifs, dont nous ne pouvons révéler aujourd’hui la nature, pour des questions de confidentialité.
Selon les besoins émergents des collaborations entre PME et leur état d’avancement, nous appliquons tout ou partie des 4 phases d’accompagnement individuel telles que définies par la DRIRE 1) la rédaction d’un accord de partenariat, 2) l’analyse technico-économique, passant par la rédaction d’un cahier des charges, 3) la gestion de la propriété industrielle, 4) la dispense de formations.
La vitesse de croisière que nous avons atteinte dans le cadre du Wireless Program nous laisse à penser que ce dernier a toutes les qualités pour être un modèle du genre en matière d’accompagnement de projets de coopération inter-PME.
Le point de vue d’Opticsvalley, témoignage de David-Olivier Bouchez, chef de projet du Wireless Program
Des projets sur mesure
Notre connaissance fine du réseau Optique, Electronique logiciel francilien nous permet d’offrir de monter des projets sur mesure. Cela implique d’identifier des compétences chez les offreurs de technologies (PME ou laboratoires), autant que chez les intégrateurs (PME ou grands groupes).
L’accompagnement sur mesure passe aussi par le fait de diffuser des appels à projets pertinents sur les pages dédiées au Wireless Program du site Internet d’Opticsvalley. « Nous sommes idéalement placés dans l’en
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ronnement pour relayer les opportunités de collaboration émanant à la fois des institutionnels (Eure
ka
, PCRD, pôles de compétiti
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té, Appels à projets émanant des conseils généraux, de la Région Ile-de-France), et des acteurs privés (Rallye Dakar
,
par exemple)
».
Le Wireless Program en 2008
En 2008, l’accent sera mis sur l’accompagnement des projets. Ceux-ci feront l’objet d’une restitution en milieu d’année. En attendant la porte est plus que jamais ouverte. Nous invitons donc à rejoindre le Wireless Program les PME franciliennes agissant dans le secteur du sans fil et désireuses de collaborer avec leurs pairs.
Une action plus vaste
Chez Opticsvalley, outre le Wireless Program, nous sommes également très présent du côté des BioTIC. Il existe des passerelles entre les secteurs de BioTIC et le sans fil, notamment par rapport aux besoins des personnes handicapées, qui, en France, représentent 8 et 12 millions d'individus. Cette population considérable bénéficie déjà de solutions adaptées liées aux communications sans fil, entre autres, au niveau des bâtiments [NDLR ; voir dossier de Lumière n°35 sur le bâtiment intelligent]. Concernant Opticsvalley proprement dit, nous sommes en train de monter un projet avec la DGA sur la télémédecine, exemple très concret de croisement entre les BioTIC et le sans fil.
III) Une action ouverte aux nouveaux entrants
Pour répondre à la demande du marché très dynamique des réseaux ad hoc, il existe le Mesh, technologie de rupture qui, après 10 ans de recherche, arrive à maturité. Le Mesh consiste en un réseau maillé, auto configuré, permettant des connexions de proche en proche dynamiques, sans hiérarchie centrale. Cette technologie est le cœur de métier de Luceor, jeune entreprise innovante.
Luceor, futur utilisateur du Wireless Program ?
Interview de Gabriel Dib, Cofondateur et Président
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Une brique technologique très innovante
Les réseaux sans-fil à haut débit maillés (appelés « Mesh ») de Luceor sont basés sur OLSR, un standard IP « Mesh » international de l’IETF (Internet Engineering Task Force), disponible et validé notamment par les armées Française et Américaine et par l’OTAN et développé par l’équipe Hipercom de l’INRIA en France. Le Mesh offre des avantages considérables comparé aux solutions sans-fil point-à-point ou point-à-multipoint : un déploiement rapide et simplifié, une forte tolérance aux pannes et aux interférences et une grande évolutivité de la couverture à des coûts d’acquisition et d’exploitation compétitifs.
Comparé aux solutions point-à-multipoint, il permet le contournement facile d’obstacles, l’extension du réseau à un site/ caméra distant(e) sans perte de débit et avec une très faible latence (grâce aux nouvelles architectures multi radio brevet Luceor), la non-interruption de tous les flux en cas d’interférence sur un canal, l’optimisation de la charge des liens inter-sites sans avoir à créer une charge supplémentaire pour la station centrale (dans le cas point-à-multipoint) et sans charger inutilement les liens de cette station centrale optimisant ainsi la latence et la qualité. « Luceor a défini pour les sites/ caméras fixes, une maille modulaire type (similaires aux alvéoles des ruches) pour rajouter facilement d’autres noeuds à la maille sans interruption du service. Cette maille est duplicable sans planning radio complexe et évite les problèmes d’engorgement dans des réseaux mesh de 1ère génération. Il est aussi possible pour un FAI, à chaque nœud d’entrée du réseau, sans station centrale, de répondre aux exigences de sécurité du Ministère de l’intérieur. Dans certains cas les solutions sont complémentaires », explique Gabriel Dib.
Le Mesh permet la convergence au niveau IP entre différentes technologies radio (WiFi, WiMax,...) et filaires (fibre, Ethernet, CPL,… tout en optimisant l’usage de la bande passante pour le sans-fil), la mutualisation du réseau grâce à l’IP pour différents applicatifs (ex. vidéosurveillance sur IP, Voix sur IP) ainsi que la mobilité des terminaux (agents de sécurité et véhicules) sans interruption de service. Le Mesh OLSR permet aussi le passage à l’échelle, la mobilité et le Peer to Peer / M2M.
Luceor offre les bénéfices de ces modules « Mesh » à une base croissante allant des équipements télécoms, aux systèmes embarqués (ex. caméras, enregistreurs) et aux terminaux (tablette PC, PDA, téléphone, console de jeu). Luceor offre des modules innovants personnalisés pour des applications à forte valeur ajoutée ex. Management & découverte de la topologie du réseau, Équipements intégrés multi technologies ex. CPL/WiFi Mesh, WiFi Mesh/WiMax, Multicast, Mobilité rapide, Routage multi radio optimisé et Radio Aware, Services sans serveurs ou Serverless », précise Gabriel Dib.
Focus sur un marché à forte valeur ajoutée et une déclinaison sur un marché de volumes
La technologie Mesh de Luceor l’oriente vers des marchés de prédilection tels que la vidéosurveillance et la sécurité du territoire où ses premières références montrent une appétence forte du marché, ctons ainsi : la sécurité dans les résidences et bâtiments, les sites industriels, les communes, le métro, tramway et bus (sur les quais et en mobilité), les zones portuaires et aéroportuaires et autres zones sensibles, les forces de sécurité en prévention ou en situation de crise.

A gauche : solution “Open Mesh Inside” intégrée dans des équipements télécoms, dans des équipements industriels (ex. dans des encodeurs/ enregistreurs vidéo développés pour le RAID) ou dans des terminaux (ex. Tablette PC pour l’accès en mobilité aux flux vidéo de l’agent de sécurité dans le Métro de Lyon). A droite : Outil ouvert de Supervision de Réseau / Aide à l’Installation (MeshTool), standard SNMP, Portable, bilingue & multi OS, MIB enregistrée à l’ IANA pour les NOC, Ouvert pour l’intégration avec IHM vidéosurveillance
La jeune pousse décline sa solution sur des marchés de volume tels que les extensions de couverture IP indoor. « Nous commercialisons en OEM nos solutions à un équipementier pour le compte d’un opérateur international. Parallèlement, nous avons procédé à des extensions de couverture outdoor ex. la marina de Saint Jean Cap Ferrat » confirme Gabriel Dib. Dans ce domaine, le Mesh de Luceor améliore la qualité de la connexion sans fil à plusieurs niveaux ; Il accélère et simplifie le déploiement grâce à l’auto configuration, l’extension sans couture des réseaux existants (Adsl, Fibre, CPL, WiMax,...), puis permet la continuité du service en mobilité, tout en offrant une tolérance aux pannes et aux interférences.
« Nous préparons des relais de croissance, notamment ceux liés à la technologie radio WiMax (projet en cours avec un acteur de la Défense), aux modules pour les plateformes de services et les usages innovants des terminaux mobiles ainsi qu’aux segments du M&M et des jeux » mentionne Gabriel Dib.
Quels partenariats dans le cadre du Wireless Program ?
Du Wireless Program, Gabriel Dib attend plusieurs choses.
- Une consolidation de contacts avec les acteurs de l’écosystème de la vidéosurveillance :
- au niveau de la sécurité publique : en amont pour le développement de produits intégrant nos modules mesh (ou juste la validation de l’interopérabilité avec ses produits)
- en aval pour la commercialisation des équipements Mesh via des partenaires distributeurs, intégrateurs, opérateurs et industriels.
- Des contacts avec des acteurs du WiMax sur des aspects de complémentarité technologique
- Des contacts avec des sociétés fournissant des briques intéressantes telles que la géolocalisation que Luceor pourrait intégrer dans ses modules Mesh
- Des partenaires travaillant dans les cartes électroniques, les antennes, les boîtiers, le câblage et leur assemblage pour des mini séries
« L’ensemble des actions menées jusqu’alors dans le cadre du Wireless Program correspondent aux applications de nos produits, notamment ce qui touche à la géo localisation. Il nous semble donc évident de participer à ce projet sur mesure. Nous allons d’ailleurs assister au prochain atelier « Antennes » prévu le 13 novembre, conclut Gabriel Dib.
Pour en savoir plus : http://www.luceor.com |
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Principaux acteurs du sans fil en Ile-de-France
Le nombre d’entités franciliennes agissant dans le domaine du sans fil en Ile-de-France étant considérable, nous avons privilégié les acteurs ayant participé aux différentes étapes du Wireless Program.
Acksys, Advanced Electronic Design, Advanten, Adveotec, Alciom, Asica, Beanair, 4MTEC, 6 Wind, Airtag, A.Theobald, Alcatel-Lucent, Alphacode, Anyware Technologies, Archos, Attel, Baracoda, Bluwan, C3EM, CEA (LIST), Cell & Sat, Centaure Metrix, Chelton Antennas, Cisco Systems, Citilog SA, CNRS, Comsis, Consignity, Densiline, Deveryware, EADS Secure Networks, E-Blink, Egylis, Electronde, ENST, ENSTA (LEI), Erteweb, ESCPI, ESIEE, ESME, Eurecam, Eurocom, Excem, Geris / Jabil, GET, Gostai, Hub Telecom, Ialto, Ideamagma, IDmos, IEF, INRIA Futurs, INT, Intempora, Isis MPP, Ixnove, Jules Richard Instruments, Kameleon Technologies, Kelenn Technology, Keryo, Laster Technologies, LCPC, Leo Systèmes, Luceor, Mercury Technologies, Mobinear, Motorola, Nanovation, Neavia, Nortel, Nxp, Orange R&D, Orfane, Ozone, Peer2Phone, Podium IT, Polypore, PRISM, Qosmos, Questo, ReflexCES, Robosoft, Saphymo, Satimo, SEF Industrie, Senda, Sequans Communications, Shopline Electronic, Siemens, Sinovia, Solartron Metrology, Spacecode, SRETT, Star Apic, Supélec, Syrtem, Tech4field, Thales Communications, Tiki'Labs, Trio Conseil, Wavecom, Webdyn, Workfly, Xewow, Zeus, Zodianet.
© Lumière, Opticsvalley, octobre - novembre 2007
Sommaire
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