Il est composé de 4 grandes écoles
d’ingénieurs et de management : Télécom Paris située à Paris et Nice/Sophia Antipolis, l’ENST Bretagne à Brest, Rennes et Toulouse, Télécom INT et INT Management à Evry. Il y a également 2 filiales : Télécom Lille 1 et Eurécom
à Nice/Sophia Antipolis. Cet ensemble, labellisé Carnot en 2006,
constitue un organisme de recherche de premier ordre dans le domaine
des TIC (Technologies de l'Information et de la Communication).
En termes d’effectif, le GET compte 600 enseignants chercheurs, 200
ingénieurs de recherche et 700 doctorants. Il possède plus de 80
partenariats de recherche et atteint une production de 1450
publications scientifiques par an. En 2006, il affichait 51 M€ de
budget consolidé pour la recherche, dont 18 M€ de ressources propres
externes : "environ un tiers provient de contrats bilatéraux avec des industriels, grands groupes et PME", précise Serge Gourrier, Directeur scientifique adjoint du GET.
Une recherche académique et un rayonnement scientifique
Les programmes de recherche portent sur les thèmes suivants :
Réseaux d’infrastructure à haut débit
L’optique et les protocoles, au cœur du réseau, pour un transport de données performant, économique et sûr jusqu’à l’usager
Réseaux de communication mobiles
Les liaisons et réseaux sans fil pour l’accès nomade performant aux services, partout et pour tous
Multimédia communicant
Les traitements et interfaces pour créer, indexer, diffuser, protéger les contenus audiovisuels
Web et systèmes d’information
Les systèmes d’information, d’intermédiation, pour structurer et partager la connaissance sur les réseaux IP
Société de l’information
Les
services, les solutions et les usages pour l’individu, les
collectivités, les organisations, au sein de la société de
l’information (notamment l’éducation, la santé, la défense,
l’administration…), afin d’accompagner la recherche sur les
problématiques d’usage et de développement économique.
"Nous
avons notamment une importante compétence dans le domaine de la
sociologie, du droit et de l’économie des TIC. Ce sont, en effet, plus
de 100 personnes qui travaillent sur les usages des TIC, les macro et
micro modèles économiques, la compétitivité, la stratégie industrielle,
l’économie numérique, les tarifications, les investissements,
l’innovation, les systèmes d’information, la régulation et les modèles
de comportement de l’utilisateur. Cette originalité représente un
caractère différentiant du Groupe", indique Serge Gourrier.
Une valorisation à visages multiples
Le
GET a obtenu le label institut Carnot grâce à la qualité de sa
recherche partenariale, de son réseau de partenaires (composé de grands
groupes, PME et académiques) et de ses actions de valorisation.
Cette
valorisation s'opère au travers du développement de partenariats
stratégiques avec de grands comptes, la gestion de la propriété
intellectuelle ainsi que le transfert technologique et le maintien
permanent d’une proximité à l’égard des PME.
- Partenariats stratégiques
Avec
les grandes entreprises, le GET développe des relations stratégiques
(notamment grâce à sa Fondation Louis Leprince-Ringuet, qui décerne les
Prix des meilleurs stages de fin d’études) qui aboutissent pour
certaines à des accords-cadre et à des créations de laboratoires
communs ou de chaires de recherche. Cette proximité avec les grands
groupes des télécommunications et des médias permet d’avoir une
compréhension de leurs stratégies business et technologique.
Par
ailleurs, depuis 2005, le Groupe est impliqué dans plusieurs pôles de
compétitivité dont SYSTEM@TIC PARIS-REGION, Cap Digital, Solutions
Communicantes Sécurisées et Images et Réseaux et Mer Bretagne. "Nous participons par exemple à 16 projets de SYSTEM@TIC PARIS-REGION", précise Serge Gourrier.
- Gestion de la propriété intellectuelle
Les revenus de licence apportent au GET environ 1 M€ par an. " Nous
avons un accord de licence avec France Telecom R&D concernant les
Turbocodes. Nous sommes également fortement impliqués vis-à-vis des
instances de normalisation pour la norme MPEG4. Le GET développe
actuellement une politique active de valorisation de portefeuille de
propriété intellectuelle et d’encouragement au dépôt de brevets".
Le transfert de technologies représente un gros enjeu, que ce soit vers les grands comptes mais aussi les PME. "Nous
entretenons des rapports privilégiés avec les PME et start-up, grâce à
la présence d’incubateurs dans chacune des écoles et filiales du
groupe. Nous créons 25 entreprises par an, soit plus de 200 depuis 2000". Parmi les jeunes pousses marquantes, on peut noter STREAMEZZO à Paris, TURBO CONCEPT et ANTENNESSA à Brest, WIMBA et CASTIFY à Sofia Antipolis...
Le
GET développe de nombreuses actions en direction des PME : il est
membre de l’Ecole de l’Innovation – opération animée par l’ANRT visant
à aider des PME à participer à des projets européens – il est aussi
partenaire de l’IE Club, structure qui propose aux jeunes pousses de
bénéficier de l’expérience de sociétés expérimentées. "Nous
constituons ainsi un réseau de PME proches du GET avec lesquelles nous
apprenons à collaborer et que nous aidons dans leur développement".
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Participants au forum projets du Wireless program |
En IDF plus particulièrement, le GET s’est fortement impliqué dans le Wireless program d’Opticsvalley. Ce programme initié par Opticsvalley,
Jessica France et la DRIRE Ile-de-France, vise à initier des
partenariats dans le domaine du sans fil. Il a été lancé le 30 novembre
2006 chez Motorola Labs pour une durée de deux ans. "J’ai effectué
une présentation du GET à l’occasion du lancement de cette action.
Comme elle est au cœur de nos métiers de transfert de technologies,
nous avons tout naturellement permis que son deuxième volet, le Forum
projets, se tienne dans les locaux du GET-Télécom Paris, le 22 janvier
2007", déclare Serge Gourrier.
Un gros travail à l’international
Les
interactions avec les PME se retrouvent également à l’international.
Cela a été le cas avec Teamcast, PME très innovante travaillant sur les
démodulateurs pour TV numérique, qui souhaitait s’implanter en Chine.
Celle-ci avait besoin d’accéder à l’éditeur du standard numérique
chinois. Le GET a alors utilisé son réseau pour déterminer le bon point
d’entrée, en l’occurrence, l’université de Tsinghua. Suite à cela s’est
organisée une rencontre, mettant en valeur la dynamique de Teamcast. "Depuis, nous avons pu monter un projet commun de R&D franco- chinois", s’enorgueillit Serge Gourrier.
En
conclusion l’approche globale du GET consiste à créer un réseau de PME
partenaires pour partager et discuter une vision business et les
besoins technologiques, de créer des opportunités de participer à des
triptyques "Grand groupe, GET, PME" dans le cadre de projets de R&D
en partenariat, et d’étendre ces contacts à l’Europe et à
l’international grâce aux réseaux de partenaires du GET sur tous les
continents.
Projets de SYSTEM@TIC PARIS-REGION auquel le GET participe : Sécurité
des Infrastructures Critiques (SIC), Plates-Formes de Confiance (PFC),
FAME2, CAlcul Réparti sur Réseau Internet Optique à CApacité
Surmultiplié (CARRIOCAS), Urbanisme et RadioCommunications (URC),
PetaOpérations Par Seconde (POPS), Etude & eXpérimentation des
outils et technologies IMS compatibles avec les usages (EXOTICUS),
Mediatic, Xvision, Plates-Formes de Confiance (PFC), Optimum,
CONnexion Radio sans fil Haut Débit (CONRAHD), Middleware Ouvert pour
Systèmes d’Information Critiques (MOSIC).