Très prolixe, Il réalise en moyenne une centaine de publications par an dont environ le tiers dans des revues spécialisées internationales et deux tiers dans les conférences internationales avec comités de sélection.
Dans le cadre de la politique scientifique de l'Université de Versailles, les 8 équipes du laboratoire contribuent à la recherche sur deux grands axes autour des "Mathématiques et Informatique" d'une part et de la "Conception, Modélisation et Instrumentation de systèmes" d'autre part. Dans le cadre du premier axe Mathématiques et Informatique, les équipes de PRiSM traitent de cryptologie et sécurité, d'algorithmique, d'évaluation des performances et de recherche opérationnelle. L'axe "Conception, Modélisation et Instrumentation de systèmes" porte sur les systèmes communicants (réseaux et télécommunications), les systèmes embarqués, les architectures matérielles, le génie logiciel et les bases de données.
Les compétences informatiques émergentes donnent lieu à de nombreuses collaborations de recherche
Le parallélisme très en vogue
Le parallélisme, traditionnel pour tout ce qui touche aux recherches en informatique, constitue un thème phare de PRiSM. "Le parallélisme, en progression depuis 30 ans, est indispensable aux calculs de très grande dimension. Ce travail touche à la fois la recherche logicielle et la compétence hardware. Il s’agit de combiner ensemble plusieurs machines pour obtenir un résultat dans le cadre de calcul de grande envergure tels que les prévisions météorologiques, par exemple", indique Samir Tohmé.
Montée en puissance de la cryptologie
Les travaux menés sur la cryptologie débouchent sur la sécurisation de l’échange et l’authentification, l’idée étant de protéger les informations échangées entre deux interlocuteurs. Depuis le début du 21ème siècle, cette discipline a pris une importance croissante tant au niveau des marchés civils que militaires. L’équipe cryptologie travaille sur les développements mathématiques qui permettent de coder ces échanges.
L’équipe cryptologie de PRiSM a fort à faire, car le nomadisme, inhérent aux terminaux portables, fragilise les échanges et rend les utilisateurs plus vulnérables. L’enjeu informatique consiste donc à sécuriser le réseau et l’infrastructure, en détectant notamment les intrusions. "Nous devons veiller à protéger simultanément la communication, le logiciel et le matériel. Il est évident que nous ne pouvons garantir totalement toute malveillance venant d’Internet. Qui télécharge s’expose, la façon la plus radicale de se protéger étant de ne pas se connecter au Net".
Dans le cadre des recherches menées sur le calcul intensif, un professeur de PRiSM a récemment créé un laboratoire commun avec le CEA DAM qui se nomme ITACA. L’idée de la création de ce laboratoire repose sur la volonté de bénéficier de moyens de calculs exceptionnels qui ont permis de mettre en évidence les faiblesses de certains algorithmes de "hashage".
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Illustration des thèmes de recherche de PRiSM |
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Les systèmes embarqués très fédérateurs
Ce thème regroupe les travaux de plusieurs équipes de PRISM (architecture, système, algorithmique, évaluation des performances). Par le passé, il a fait l'objet de collaborations avec d’autres laboratoires tels que le GEPI de l’Observatoire de Paris-Meudon. "Nous avons travaillé sur des algorithmes complexes embarqués à bord du satellite d’observation GAIA".
Importance des systèmes de bases de données
En partenariat avec l’INRIA Rocquencourt, l’idée est de travailler au développement de webservices et sur les bases de données embarquées à destination des utilisateurs nomades. "Ces travaux débouchent sur de nombreuses applications comme la consultation en ligne de documentation spécialisée telle que le dossier médical sécurisé, ou l’e-commerce en général".
Au plus près des besoins de l’industrie
Toutes les équipes de PRiSM, même celles qui mènent des recherches amont, ont vocation à nourrir des interactions bilatérales avec le monde industriel. Cette recherche est financée à la hauteur de 80% dans le cadre de projets et contrats avec le monde de la recherche publique et industrielle. "A travers les thèses de nos doctorants, nous apportons au bout de 3 ans des réponses aux questions posées dans des sujets en amont par les industriels. En ce sens, nous travaillons en synergie avec les laboratoires R&D des industriels".
En termes de montants, la part de la contribution industrielle représente 1 M€ sur 4 ans. Le budget industriel provient soit de relations directes avec les grandes et moyennes entreprises, soit de relations indirectes au travers de projets nationaux et européens tels que les RNTL, RNRT, ou bien encore les pôles de compétitivité.
PRiSM est d’ailleurs fortement impliqué dans cinq projets du Pôle SYSTEM@TIC-PARIS-REGION : CARRIOCAS, TER@OPS, URC, FAME 2 et POPS. "Pour CARRIOCAS, nous travaillons sur le routage et les performances des réseaux optiques à 40 Gbit/s. Pour TER@OPS, en partenariat avec Thomson, Thales Research and Technology, TOSA, Freescale, M2000, MND, Arteris, le CEA List, l’INRIA, l’IEF, le CRI et ETIS, nous recherches portent sur les spécifications d’architecture de hautes performances, ainsi que celle des modèles de programmation. Il nous incombera également de choisir les standards (interface entre IP, interface logicielle, bibliothèques) sur lesquels s’appuieront la conception et la réalisation du circuit aussi bien du point de vue matériel que middleware".
Une autre façon pour PRISM de répondre aux besoins de la recherche entre les laboratoires publics et le monde industriel se traduira prochainement par le montage de projets de recherche noués au sein de Digiteo Labs, qui, rappelons-le, regroupe les compétences de 1200 chercheurs de six établissements du Plateau de Saclay (CEA, CNRS, École Polytechnique, INRIA, Supélec, Université Paris-Sud 11). Digiteo a, par 'ailleurs, été récemment labellisé Réseau Thématique de Recherche Avancé (RTRA).
Pour plus d'informations à propos de Digiteo Labs, nous vous invitons à consulter le A la Une qui lui est dédié, disponible sur les pages "Logiciel" du site d'Opticsvalley.